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dimanche, octobre 11, 2026
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Pénurie de riz ration à Maurice : Les Malgaches peinent à s’adapter au riz basmati

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(Crédit : Mopays.com)
(Crédit : Mopays.com)

À Maurice, le riz demeure un aliment de base pour une grande partie de la communauté malgache. Mais depuis plusieurs semaines, la pénurie de riz ration complique le quotidien de nombreux travailleurs malgaches, habitués à ce riz dont le goût et la texture se rapprochent de ceux consommés à Madagascar. Le riz ration, en provenance du Pakistan, présente également l’avantage d’être accessible. Le sac de 25 kg est vendu à un prix abordable, environ Rs 270, ce qui en fait un choix privilégié pour de nombreux travailleurs expatriés. Face aux ruptures de stock dans plusieurs commerces, beaucoup se tournent désormais vers d’autres variétés, notamment le basmati, généralement plus cher. Mais ce changement n’est pas toujours apprécié. « Moi, je n’aime pas le basmati. J’ai l’impression de manger du plastique et le goût n’est pas vraiment appétissant. Manger des nouilles tous les jours n’est pas non plus une solution », témoigne un travailleur malgache qui préfère garder l’anonymat. Dans les cantines des entreprises employant des Malgaches, cette situation a également constitué un véritable défi durant le mois de septembre. Les cuisiniers ont dû composer avec la gestion des stocks et adapter les repas en fonction de la disponibilité du riz, une situation qui a compliqué la préparation des repas quotidiens. Selon les autorités mauriciennes, les difficultés d’approvisionnement sont principalement liées aux retards du transport maritime. Des cargaisons en provenance du Pakistan ont notamment été retardées en raison des perturbations des routes maritimes et du transbordement. Plusieurs cargaisons, représentant au total environ 2 000 tonnes, sont attendues à Maurice. Une première cargaison de 500 tonnes est annoncée cette semaine. Le retour progressif à la normale est attendu entre le 7 et le 15 octobre. Les consommateurs, notamment les nombreux travailleurs malgaches, espèrent désormais retrouver rapidement leur riz habituel dans les rayons.

Manjato Razafy

Rentrée scolaire : La Fondation HV distribue 5 000 cahiers pour soutenir les enfants vulnérables

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Distribution de kits scolaires et collations au profit d’enfants.
Distribution de kits scolaires et collations au profit d’enfants.

À l’occasion de la rentrée scolaire 2026-2027, la Fondation Hematlal Veljee (HV) a renouvelé son engagement en faveur de l’éducation à Madagascar à travers une vaste campagne de solidarité. Soucieuse d’alléger les difficultés rencontrées par les familles les plus vulnérables, elle a procédé à la distribution de 5 000 cahiers, accompagnés de collations, au profit d’enfants issus de différentes régions de l’île. Cette action s’est articulée autour de deux axes majeurs. D’une part, un appui direct aux établissements scolaires et aux programmes de réinsertion éducative, avec des dotations remises aux EPP d’Anjeva et de Manazary, ainsi qu’au programme ASAMA, destiné aux adolescents en situation de décrochage scolaire. D’autre part, un soutien aux associations et centres d’accueil œuvrant pour la protection de l’enfance, notamment le Mouvement Akamasoa du père Pedro, l’ONG Ketsa, le centre Akany Fagnavota à Toamasina et l’association AEM à Toliara. « L’éducation est le socle sur lequel se construit l’avenir de chaque enfant et le développement de notre nation », souligne Sanjeev Hematlal, président de la Fondation HV. À travers cette initiative, la fondation entend offrir aux bénéficiaires les moyens de débuter l’année scolaire dans de meilleures conditions, tout en renforçant l’égalité des chances et la réussite éducative.

Heriniaina Samson

Transformation de l’élevage : Un pari à environ 400 millions USD

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Le PDSEM 2026-2030 ne reste plus seulement une feuille de route technique.
Le PDSEM 2026-2030 ne reste plus seulement une feuille de route technique.

Le gouvernement estime à environ 400 millions de dollars les besoins de financement du secteur entre 2026 et 2030. Reste désormais à mobiliser ces ressources et, surtout, à les transformer en investissements produisant des résultats concrets pour les éleveurs.

Le chiffre donne la mesure de l’ambition du gouvernement malgache à travers le ministère de l’Élevage, dirigé par le Dr Riana Nantenaina Randrianomenjanahary. Environ 400 millions de dollars sont nécessaires pour la mise en œuvre effective du Plan de développement du secteur de l’élevage (PDSEM) 2026-2030, qui cible les filières bovine et laitière, ovine et caprine, avicole et porcine. Une feuille de route devant permettre une transformation qui doit « conduire vers un élevage moderne, plus productif et capable de créer des opportunités économiques pour les éleveurs, notamment pour les jeunes et les femmes », d’après le membre du gouvernement pendant son discours en marge de la « table ronde : rencontre de haut niveau sur le financement de la transformation du secteur de l’élevage », organisée à Antananarivo le 1er octobre 2026 sous l’égide du ministère de l’Élevage, avec l’appui technique de l’ILRI (Institut international de recherche sur l’élevage).

Étendues

Ainsi, les investissements envisagés couvrent un champ plus large, allant de la santé animale à l’alimentation et aux pâturages, aux infrastructures et aux marchés, en passant par l’environnement et la gouvernance. Les orientations du ministère prévoient, à cet effet, « le renforcement des campagnes de vaccination, des services vétérinaires de proximité, de l’amélioration génétique et des capacités nationales de production de vaccins ». L’objectif affiché est de faire progresser la productivité et la qualité, tout en renforçant les chaînes de valeur et les revenus des éleveurs.

Défi

L’État reconnaît cependant qu’il ne pourra pas porter seul cet effort financier. La stratégie repose sur la mobilisation des partenaires techniques et financiers, mais également sur l’investissement privé. Pour les producteurs et entrepreneurs, des mécanismes de garantie, de partage des risques et des financements adaptés aux réalités du terrain sont envisagés. La journée de table ronde a toutefois permis de fixer une première échéance. Dans les 90 prochains jours, le département se donne comme objectif de recenser les projets existants, de constituer un portefeuille d’investissements prioritaires, de suivre les opportunités de financement et de mettre en place un dispositif de suivi. Ce, en mettant à contribution sa machine administrative et technique, composée de centaines de techniciens répartis dans les vingt-quatre régions. Cette séquence sera déterminante, car les 400 millions USD représentent, pour l’heure, un besoin estimé, et non une enveloppe déjà mobilisée. L’enjeu sera donc de savoir quelle part pourra effectivement être sécurisée, auprès de quels financeurs et selon quel calendrier. C’est à cette condition que l’ambition de modernisation pourra quitter le terrain des plans pour atteindre les exploitations.

José Belalahy

Hackathon international : Kanto Rahandrisoa, unique représentant malgache au HackHarvard 2026

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Andotiana Kanto Fitiavana Rahandrisoa, étudiant en deuxième année à l’École nationale d’informatique (ENI) de Fianarantsoa, est retenu pour représenter Madagascar à l’édition 2026 du « HackHarvard », un hackathon international qui se tiendra du 16 au 18 octobre 2026 à l’Université de Harvard, au Massachusetts, aux États-Unis. À l’issue d’un processus de sélection sur dossier et d’une évaluation compétitive, Kanto a ainsi été retenu pour participer à la compétition, une occasion pour lui de représenter à la fois Madagascar et l’ENI Fianarantsoa, aux côtés de jeunes innovateurs, développeurs et passionnés de technologie venus du monde entier.

Kanto Rahandrisoa a déjà pris part à plusieurs compétitions et événements internationaux. Il a également été sélectionné pour représenter Madagascar très prochainement au Robotex International 2026, en Corée du Sud. Il figurait parmi les 20 participants sélectionnés pour le MLESM26, en Allemagne, un événement consacré à l’intelligence artificielle et à l’apprentissage automatique. Sa sélection est particulièrement remarquable dans la mesure où ce jeune étudiant en deuxième année de licence a concouru aux côtés de chercheurs et d’étudiants à des niveaux universitaires plus avancés. De même, Kanto Rahandrisoa a représenté Madagascar aux Olympiades internationales d’intelligence artificielle (IOAI 2026), au Kazakhstan, et aux Olympiades africaines d’intelligence artificielle (AOAI 2026), en Tunisie, où il a remporté une médaille de bronze, se classant ainsi troisième à l’échelle du continent.

Ces réalisations témoignent de son engagement profond et de sa passion pour l’intelligence artificielle, la robotique et la programmation, tout en contribuant à mettre en lumière le talent et le potentiel de la jeunesse malgache sur la scène internationale. L’étape suivante consiste désormais à préparer le voyage vers les États-Unis, à accomplir les formalités de visa et, surtout, à réunir les fonds nécessaires, alors que le HackHarvard 2026 approche à grands pas. Pour Kanto Rahandrisoa, toute aide venant de tous horizons sera la bienvenue.

Hanitra R.

Météo : Vigilance rouge « vents forts » dans les extrêmes Nord et Sud de Madagascar

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Un avis de vigilance rouge « vents forts » a été émis, hier, concernant les extrêmes Nord et Sud de Madagascar, valable hier, 6 octobre, et ce jour, 7 octobre 2026. Ainsi, près du cap Bobaomby, d’une part, et du cap Vohimena jusqu’à Tolagnaro, autrement dit le long des côtes de l’Anôsy et de l’Androy, d’autre part, des vents estimés à 55 km/h sont attendus. Quelques perturbations sont ainsi à craindre lors des sorties en mer.

Hanitra R.

Avortement clandestin : Un « livre-enquête » relance le débat à Madagascar

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Mbolatiana Raveloarimisa, autrice de « 3 000 femmes ».
Mbolatiana Raveloarimisa, autrice de « 3 000 femmes ».

À l’occasion de la Journée mondiale du droit à l’avortement sécurisé, la journaliste et chercheuse Mbolatiana Raveloarimisa publie « 3 000 femmes », un ouvrage consacré à l’avortement clandestin à Madagascar. S’appuyant sur une enquête de grande ampleur, le livre met en lumière une réalité sanitaire et sociale qui continue de coûter la vie à des milliers de femmes.

Le livre « 3 000 femmes » est disponible depuis le 28 septembre en e-book sur Amazon Kindle, Apple Books, Kobo, Vivlio, Smashwords et Thalia. Son titre fait référence à une réalité alarmante : près de 3 000 femmes seraient décédées des suites d’un avortement clandestin entre le début de la rédaction de l’ouvrage et sa publication. L’autrice, chroniqueuse et spécialiste des droits humains, s’appuie sur une enquête menée auprès de 4 500 personnes dans sept régions du pays. Huit femmes ont également accepté de livrer leur témoignage.

Législation

Les résultats dressent le portrait d’une population loin des stéréotypes souvent associés à l’avortement : la plupart des femmes concernées sont adultes, vivent en couple et se déclarent chrétiennes.

Au-delà du constat, le livre intervient dans un contexte politique marqué par les discussions autour d’une éventuelle révision constitutionnelle. Il questionne la place des droits reproductifs dans le débat public, alors que Madagascar figure parmi les rares pays au monde où l’avortement demeure interdit sans exception.

L’ouvrage apporte également un éclairage historique, en contestant l’idée selon laquelle l’avortement serait étranger à la culture malgache. Selon les recherches présentées, des pratiques encadrées existaient avant la période coloniale, tandis que l’interdiction actuelle trouve son origine dans la législation française imposée à la fin du XIXe siècle. Présenté lors d’un lancement original mêlant slam, théâtre et lectures de témoignages, « 3 000 femmes » ambitionne désormais de nourrir le débat sur un sujet aussi sensible que crucial pour la santé publique.

Narindra Rakotobe

Prévention du virus Ebola : Quarantaine obligatoire pour les voyageurs en provenance de la RD Congo

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Les contrôles sanitaires à Ivato sont renforcés.
Les contrôles sanitaires à Ivato sont renforcés.

Les autorités sanitaires malgaches renforcent les mesures de prévention à l’égard des voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), avec une quarantaine obligatoire de 21 jours et un dispositif de contrôle accru à l’aéroport d’Ivato. Alors qu’aucun cas suspect ni confirmé n’a été enregistré à ce jour, le ministère de la Santé appelle à la vigilance et rappelle que les contrôles thermiques sont systématiquement effectués à l’arrivée.

Face aux risques sanitaires liés aux déplacements internationaux, le ministère de la Santé rappelle que toutes les personnes en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) sont soumises à une période de quarantaine obligatoire de 21 jours à leur arrivée à Madagascar. Cette mesure préventive est déjà appliquée et les voyageurs concernés sont actuellement en isolement dans des établissements hôteliers partenaires, réquisitionnés à cet effet.

Selon les explications fournies par une source auprès du ministère de la Santé, la durée de la quarantaine peut être réduite en fonction du temps déjà passé dans un pays tiers après le départ de la RDC. À l’exemple, le cas d’un voyageur ayant séjourné dix jours à Paris avant son arrivée à Madagascar ne sera tenu d’effectuer que les onze jours restants en quarantaine. Les frais liés à cet isolement sont à la charge des personnes concernées, lesquelles sont informées de cette disposition avant leur départ, informe cette source.

Contrôles

Par ailleurs, les contrôles sanitaires ont été renforcés à l’aéroport international d’Ivato. Des thermomètres à infrarouge sont installés dans les couloirs empruntés par les passagers. Ces dispositifs permettent de mesurer automatiquement la température corporelle des voyageurs dès leur passage, sans nécessité d’une prise de température manuelle.

Cette précision intervient alors que certaines personnes ont affirmé ne pas avoir fait l’objet d’un contrôle à leur arrivée. Ce responsable souligne pourtant que les équipements détectent instantanément toute anomalie thermique et transmettent une alerte sur les écrans de surveillance du personnel médical.

Le ministère de la Santé tient toutefois à préciser qu’une température élevée ne signifie pas systématiquement qu’il s’agit d’un cas suspect. Plusieurs facteurs peuvent expliquer une hausse passagère de la température corporelle, notamment le stress ou la fatigue liés au voyage.

À ce jour, le ministère de la Santé indique qu’aucun cas suspect ni aucun cas confirmé n’a été enregistré parmi les voyageurs concernés.

Narindra Rakotobe

Coopération militaire : Des drones français pour les Forces armées malgaches

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Une centaine de drones français seront mis à la disposition des Forces armées malgaches d’ici la fin de l’année 2026. L’annonce a été faite hier lors d’un point de presse à Aerial Metric, à Ambohibao, après la signature d’une convention de coopération entre Madagascar et la France. Un premier lot de 21 drones sera livré dans les prochains jours, suivi de 80 autres d’ici la fin de l’année, a indiqué la ministre française des Armées et des Anciens Combattants, Catherine Vautrin. Huit militaires malgaches, issus de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air et de la Marine nationale, suivent également une formation au pilotage et à la maintenance de ces appareils.

Souveraineté

Un prototype sera déployé avec la Marine nationale pour la surveillance maritime, notamment dans le sud de Madagascar. Il servira à observer les activités en mer et à suivre les mouvements des navires. La surveillance du territoire et la lutte contre le vol de bétail font également partie des utilisations prévues. Aerial Metric travaille également sur des drones destinés à la livraison de médicaments dans les zones difficiles d’accès. Ces appareils pourraient ainsi être utilisés pour desservir des populations isolées. Catherine Vautrin a par ailleurs évoqué la situation dans l’océan Indien et dans le Canal de Mozambique, ainsi que la nécessité de mieux surveiller les espaces maritimes. « Madagascar fait le choix de diversifier ses partenariats », a-t-elle déclaré, tout en soulignant que la France entend accompagner le pays dans le renforcement de ses capacités, dans le respect de sa souveraineté.

Nadia R.

Colonel Michaël Randrianirina : 14 déplacements à l’extérieur en un an

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Pendant sa première année de pouvoir, le PRRM a choisi de lancer une offensive diplomatique afin que la Grande Île puisse regagner sa place dans le concert des Nations.

Exorbitant

Durant sa première année à la tête du pays, le Président de la Refondation de la République de Madagascar, le colonel Michaël Randrianirina, a mis les gaz en ce qui concerne les déplacements à l’extérieur. En effet, en l’espace de 11 mois, l’actuel homme fort du pays a effectué 14 missions à l’étranger. Une période durant laquelle le couple présidentiel a pu visiter 14 pays au total, en l’occurrence les Émirats arabes unis (Dubaï et Abu Dhabi), l’Afrique du Sud, la Russie, la France, la Guinée équatoriale, le Congo, le Kenya, le Gabon, le Nigeria, l’Égypte, le Tchad, la Belgique, les États-Unis et le Botswana. Deux pays, à savoir la France et l’Afrique du Sud, ont chacun été visités deux fois. Figurant parmi les chefs d’État invités au prochain sommet Russie-Afrique, qui aura lieu à Moscou dans le courant de ce mois d’octobre, l’officier du CAPSAT fera sa deuxième escapade en terre russe sous peu. Force est de constater, en tout cas, que le régime de la Refondation a choisi de lancer une véritable offensive diplomatique pendant cette première année de pouvoir. Ayant fait l’objet d’une sanction internationale après la prise de pouvoir extraconstitutionnelle du mois d’octobre 2025, un lobbying international était de mise pour regagner la confiance des partenaires techniques et financiers, mais aussi afin que le pays puisse réintégrer les différentes organisations et instances décisionnelles internationales.

Diplomatie tous azimuts

Mais il faut cependant reconnaître que cette diplomatie tous azimuts a coûté cher à l’État malagasy. Dans ce domaine-là, la politique de sobriété budgétaire annoncée par le colonel Michaël Randrianirina lors de son investiture, le 17 octobre 2025, n’a pas été respectée. Location de jet privé, prix d’hôtels et hébergements, location de voitures pour les déplacements sur place, and last but not least, les indemnités de tous les membres de la délégation nécessitent des sommes d’argent faramineuses qui sortent de la caisse de l’État. D’après nos recherches, la location d’un jet privé pour une heure de vol est estimée entre 11 000 et 14 000 euros, soit environ entre 53 350 000 ariary et 67 900 000 ariary par heure. Si l’on fait le calcul, tous ces déplacements présidentiels auraient donc coûté plus de 10 milliards d’ariary à l’État. Une somme colossale qui aurait pu servir à installer des parcs solaires pour lutter contre le délestage, ou à construire des salles de classe afin d’améliorer les conditions de l’enseignement à travers le pays, notamment dans les brousses. Le manque de transparence concernant les dépenses lors de ces déplacements présidentiels fait aussi débat. La seule fois où la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar a joué la carte de la transparence, c’était lors du voyage à Abu Dhabi, durant lequel la communication du PRRM avait expliqué que le déplacement était entièrement financé par les organisateurs de l’évènement ADSW 2026 et que le couple présidentiel était accompagné par cinq ministres et cinq directeurs. Pour ce qui est du premier déplacement privé du chef de l’État à Dubaï, aucune information officielle n’a été communiquée. La question est alors de savoir sur quelle ligne budgétaire ont été imputées toutes ces dépenses. Nul n’ignore pourtant que la transparence dans la gestion des finances publiques devrait être une priorité si l’on veut réellement instaurer le changement et la véritable Refondation dans le pays.

Davis R

La Réunion : Formation de militaires malgaches au Centre d’aguerrissement commando des forces françaises

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La ministre française des Armées, Catherine Vautrin (au premier plan) était à La Réunion dans le cadre de Pégase 26 avant de poursuivre son déplacement à Madagascar. 
La ministre française des Armées, Catherine Vautrin (au premier plan) était à La Réunion dans le cadre de Pégase 26 avant de poursuivre son déplacement à Madagascar. 

Des éléments des forces armées malgaches suivent actuellement un stage de deux semaines dans l’île sœur dans le cadre de la coopération militaire franco-malgache.

Entraînement au combat

Durcir l’entraînement, élargir les compétences et rapprocher les savoir-faire. C’est le sens donné à cette nouvelle séquence de coopération militaire franco-malgache à La Réunion. Les militaires malgaches sont accueillis au Centre d’aguerrissement commando des forces françaises basées à La Réunion pour un stage de deux semaines articulé autour de deux volets, notamment l’aguerrissement et l’entraînement au combat. L’objectif affiché, selon un officier français interrogé par notre rédaction, est également de permettre aux deux armées de mieux se connaître et d’échanger sur leurs capacités opérationnelles. Une coopération qui pourrait notamment trouver un terrain d’application dans les situations d’urgence liées aux phénomènes climatiques dans la région, notamment lors des cyclones.

Bataillon parachutiste

Le volet aéroporté occupe également une place importante dans cette coopération. Des parachutistes malgaches du Bataillon parachutiste bénéficient d’une formation consacrée à la manipulation du matériel, aux procédures de largage et aux sauts. Les stagiaires travaillent notamment sur les parachutes à ouverture automatique et sur les techniques d’ouverture commandée. Cette instruction s’inscrit dans la continuité des formations déjà dispensées cette année aux troupes aéroportées malgaches à La Réunion. Le ministère français des Armées avait notamment fait état, en juin et juillet, d’actions consacrées au matériel parachutiste et aux différentes phases de pliage et de conditionnement des parachutes.

Pilotage de drones

L’autre axe de cette coopération concerne les drones. Six militaires malgaches suivent actuellement une formation de quinze jours, toujours à La Réunion, consacrée au pilotage et à l’emploi de drones de reconnaissance. La formation porte notamment sur le drone Matrice 4T, équipé de capacités thermiques. L’objectif, indique-t-on, est de renforcer le savoir-faire technique de l’armée malgache dans l’utilisation de ces moyens de reconnaissance. Cette orientation n’est pas nouvelle. Des formations françaises au profit des forces malgaches ont déjà porté cette année sur l’emploi tactique des drones, notamment dans le cadre d’actions conduites à Madagascar par le 5e Régiment étranger.

« Dynamique et stable »

Pour un officier supérieur français en poste à La Réunion, la coopération militaire franco-malgache demeure « dynamique et stable ». Les échanges de formation sont fréquents, avec plusieurs séries de formation organisées quasiment chaque mois. Un rythme qui traduit une volonté de maintenir les deux armées dans une logique de contacts réguliers et d’échanges de compétences. Les formations dans l’île sœur interviennent d’ailleurs dans un contexte où les activités militaires franco-malgaches se sont multipliées depuis le début de l’année, aussi bien à Madagascar qu’à La Réunion. Cette nouvelle série de formations coïncide aussi avec le passage à La Réunion de Pégase 26 du 2 au 7 octobre. La mission française a mobilisé d’importants moyens aériens, dont des Rafale, un A400M et un A330 MRTT, dans le cadre d’un déploiement de longue distance dans la zone indopacifique.

Mai 2027

Des responsables militaires malgaches, dont le ministre des Forces armées, le général Ely Razafitombo, ont été invités à assister à cet événement. La ministre française des Armées, Catherine Vautrin, était également à La Réunion dans le cadre de Pégase 26, avant de poursuivre son déplacement à Madagascar. La dynamique doit se poursuivre. Après papangue 2026, tenue en mars dernier à La Réunion, une nouvelle manœuvre militaire conjointe est prévue à Madagascar en mai 2027, offrant aux deux armées une prochaine occasion de mettre en pratique les acquis de ces différents stages. Parachutisme, combat commando, drones et exercices conjoints : la coopération franco-malgache tend ainsi à dépasser les seuls échanges symboliques pour s’orienter vers une montée en compétences et une recherche accrue d’interopérabilité opérationnelle dans l’océan Indien.

Rija R. (La Réunion)