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samedi, octobre 17, 2026
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Arbitrage : Quatre Malgaches retenus sur la liste FIFA 2026 de la CAF

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Madagascar sera représenté par quatre arbitres sur la nouvelle liste FIFA 2026 de la Confédération africaine de football (CAF). Une présence qui confirme la progression de l’arbitrage malgache sur la scène continentale et internationale.

Selon la liste de la CAF pour la période du 18 au 23 septembre 2026, la Grande Île compte deux arbitres centraux, deux arbitres assistants et une arbitre dame. Andrianaivaorison Hery Tiana figure parmi les arbitres centraux, tandis que Rakotonandrasana Jocelyn et Ravoavy Hasinoro Fitiaviana sont retenus dans la catégorie des arbitres assistants.

À ces trois représentants s’ajoute Livaharivony Virginia Elodie, qui figure dans la liste des arbitres dames. Sa sélection constitue une belle reconnaissance du travail effectué par les femmes dans l’arbitrage malgache et vient renforcer la présence de Madagascar dans cette catégorie.

Andrianaivaorison Hery Tiana fait partie de la liste des 19 arbitres retenus. Chez les assistants, Rakotonandrasana Jocelyn et Ravoavy Hasinoro Fitiaviana ont été retenus parmi les 16 arbitres assistants. Livaharivony Virginia Elodie figure, quant à elle, sur la liste des 12 arbitres dames.

Pour les quatre arbitres retenus, cette désignation représente également une nouvelle responsabilité. Les exigences de la FIFA et de la CAF imposent une préparation constante, aussi bien sur le plan physique que technique.

La présence de quatre arbitres malgaches, dont une femme, constitue ainsi un signal positif pour l’avenir. Elle devrait également encourager les jeunes arbitres à poursuivre leur formation, car le haut niveau est possible.

T.H

Karaté – Election : Vers un nouveau souffle fédéral à Fianarantsoa

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La fédération a tenu une conférence de presse, hier, à Mahamasina.
La fédération a tenu une conférence de presse, hier, à Mahamasina.

La ville de Fianarantsoa accueillera, à la fin du mois d’octobre, un rendez-vous décisif pour l’avenir du karaté malgache. C’est en marge du championnat national que se tiendra l’assemblée générale élective destinée à renouveler l’équipe dirigeante de la Fédération malgache de karaté (FKM). L’annonce a été faite hier au Palais des Sports de Mahamasina par le président en exercice, Émile Ratefinanahary. Selon lui, les préparatifs ont déjà été discutés grâce à une concertation avec le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) la semaine passée. L’occasion a permis de clarifier plusieurs points, notamment la durée légale du mandat, parfois interprétée de manière erronée par certains acteurs. Il a rappelé que l’élection précédente s’était tenue en octobre 2022 à Fianarantsoa, et confirmée par l’assemblée générale extraordinaire du 14 avril 2023. « La fédération que je dirige a toujours respecté la légalité », a-t-il insisté.

Le président a également mis en garde contre les structures parallèles qui tentent de s’imposer. Il a souligné que seule la WKF (World Karate Federation), reconnue par le Comité international olympique, constitue l’instance légitime. Les responsables nationaux ne devraient donc pas se laisser influencer par des initiatives extérieures. Concernant la discipline interne, Émile Ratefinanahary a rappelé que la fédération dispose du droit d’appliquer des sanctions envers ses membres, qu’il s’agisse de sections ou de ligues régionales. L’organe suprême reste seul habilité à prendre les décisions majeures. À travers ces élections, c’est donc la crédibilité et la stabilité du karaté malgache qui se joueront, dans un contexte où l’unité et la reconnaissance internationale demeurent des enjeux essentiels.

Heriniaina Samson

Kick-boxing – « Ala vela iraisam-pirenena » : Madagascar accueille des combattants de La Réunion et de Maurice

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Présentation officielle de l’évènement, ce mercredi, à Analakely.
Présentation officielle de l’évènement, ce mercredi, à Analakely.

Organisé par la Fédération malgache de kick-boxing et la Ligue d’Analamanga, le gala international « Ala vela Iraisam-pirenena » se tiendra ce samedi au Petit Palais de Mahamasina. L’événement marque le retour de la coopération sportive entre Madagascar et ses îles voisines. Des combattants venus de La Réunion et de Maurice seront au rendez-vous, aux côtés des meilleurs athlètes locaux, pour offrir un spectacle de haut niveau et renforcer les liens du kick-boxing dans l’océan Indien.

Le Petit Palais de Mahamasina sera en effervescence ce samedi 29 août, lors du gala international baptisé « Ala vela iraisam-pirenena ». Organisé conjointement par la Fédération malgache et la Ligue d’Analamanga, l’événement marque une étape importante dans le renouveau de la coopération sportive entre Madagascar et ses îles sœurs de l’océan Indien. « Nous voulons renouer les liens et rapprocher nos fédérations », a déclaré Pierre Voahariniaina Randrianarivo, président de la Ligue d’Analamanga et vice-président de la fédération, lors d’une conférence de presse à Analakely. Pour cette première édition, des délégations venues de La Réunion et de Maurice fouleront le sol malgache. Les premiers invités sont attendus dès ce soir, preuve que leur déplacement dépasse le simple cadre touristique : ils viennent pour combattre et partager leur passion. Au programme, des affrontements spectaculaires réunissant des athlètes de classe A et de classe C, dans une ambiance digne des grandes compétitions internationales. Pour agrémenter la soirée, des artistes de renom viendront également animer la scène, donnant à l’événement une dimension festive et populaire.

Autre fait marquant : la présence annoncée du président de l’ISKA Europe. Sa visite s’inscrit dans une démarche d’évaluation des athlètes malgaches susceptibles de participer à des compétitions internationales. Elle intervient après la nomination récente de trois représentants malgaches au sein des instances africaines : le secrétaire général de la fédération, désormais responsable de la zone 4, le coach Rado, promu entraîneur continental, et Voahariniaina Randrianarivo lui-même, désigné pour piloter le développement du kick-boxing en Afrique.

Heriniaina Samson

Une filière qui nourrit l’économie

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La visite officielle à Madagascar de Michel Arrion, directeur exécutif de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), intervient à un moment charnière pour la filière cacao.

Une filière qui nourrit l’économie

Au-delà de la portée diplomatique de cette présence, elle traduit la volonté de faire franchir au cacao malagasy un nouveau cap : passer d’une reconnaissance internationale de sa qualité à une véritable création de valeur, au bénéfice de l’ensemble de la chaîne, et en premier lieu des producteurs. Cette visite sera notamment marquée par la signature de l’Accord international sur le cacao 2026. Pour Madagascar, l’enjeu est d’autant plus important que l’annexe C de l’accord reconnaît le pays comme le seul pays africain dont 100% des exportations de fèves de cacao sont classées dans la catégorie « cacao fin ou aromatique ». Une distinction qui constitue un atout commercial considérable dans un marché mondial où l’origine, la qualité et la traçabilité prennent une importance croissante. Être reconnu comme producteur de cacao fin ne constitue toutefois pas, à lui seul, une garantie de prospérité pour la filière. Toute la question est désormais de savoir comment cette singularité malagasy peut se traduire en valeur économique supplémentaire.

Le cacao de Madagascar bénéficie d’une réputation liée à ses caractéristiques organoleptiques et à son origine. Mais cette réputation doit pouvoir être convertie en une meilleure rémunération du produit à l’exportation et, surtout, en une augmentation de la part de valeur revenant aux producteurs. C’est là que se situe probablement l’un des principaux enjeux de la nouvelle coopération entre Madagascar et l’ICCO. La reconnaissance internationale ne doit pas rester une distinction institutionnelle ou une mention dans un accord. Elle doit devenir un levier de différenciation commerciale. Autrement dit, le « cacao fin de Madagascar » doit pouvoir être davantage identifié, recherché et payé comme tel sur les marchés internationaux. Une filière qui nourrit réellement l’économie.

R.Edmond.

Institut Médical de Madagascar : 25 échographies pédiatriques gratuites ce dimanche

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L’IMM utilise des équipements de pointe.
L’IMM utilise des équipements de pointe.

Les échographies pédiatriques à l’IMM seront entièrement gratuites ce 30 août pour les 25 premiers inscrits. En dehors de cette date, cet examen coûte à partir de 130 000 ariary.

L’accès à des soins de qualité reste un défi quotidien. Face aux difficultés économiques et aux barrières financières qui freinent trop souvent l’accès aux examens médicaux spécialisés, l’Institut Médical de Madagascar (IMM) s’engage activement. À travers la toute première édition de son projet solidaire intitulé « Un Dimanche pour la Vie 100% Santé communautaire », l’IMM annonce la réalisation de 25 échographies pédiatriques gratuites. Prévue le 30 août 2026 à partir de 8 heures, cette action cible spécifiquement la petite enfance, notamment les enfants âgés de 0 à 12 ans. Cette activité s’inscrit dans le cadre de sa démarche de responsabilité sociétale d’entreprise (RSE).

Inscription

Afin d’éviter une attente stressante, un parcours patient entièrement sécurisé est instauré. Un circuit dédié, avec une signalétique claire, guidera les patients vers la salle RSE, totalement isolée du service des urgences. L’équipe médicale offrira une prise en charge humaine, incluant la remise de fiches-conseils et un accompagnement personnalisé. Les parents intéressés par cette démarche peuvent s’inscrire dès aujourd’hui en appelant gratuitement le 617, ou en se rendant au guichet avec une ordonnance médicale. En rendant cette belle initiative mensuelle, l’IMM confirme son statut d’acteur de santé solidaire, tout en favorisant le précieux mécénat de compétences de ses équipes.

Narindra Rakotobe

Salon des études Madajeune : Plus de 80 établissements réunis pour orienter les bacheliers

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Lors du précédent Salon des Études Supérieures de Madajeune.
Lors du précédent Salon des Études Supérieures de Madajeune.

Les mardi 1er et mercredi 2 septembre 2026, le Palais des Sports de Mahamasina accueillera la 23e édition du Salon des Études Supérieures. Organisé par Madajeune, fort de ses 24 années d’expertise dans la promotion de l’enseignement supérieur à Madagascar, cet événement s’impose une fois de plus comme la plateforme incontournable de l’orientation académique post-baccalauréat dans la Grande île.

Pour cette édition 2026, plus de 80 établissements regroupant universités, instituts supérieurs, grandes écoles et agences d’orientation investiront une centaine de stands. Les établissements privés seront particulièrement mis à l’honneur afin de proposer un éventail complet de formations répondant aux exigences du marché du travail. De plus, les jeunes désireux d’étudier à l’étranger pourront échanger directement avec des représentants d’universités internationales.

Parmi les temps forts du salon, un espace orientation mis en place avec l’ONG HARI proposera des conseils personnalisés et des tests d’orientation gratuits. Cet événement marquera également le lancement officiel de la 25e édition du Guide officiel des Études et Formations, désormais décliné en version numérique adaptée aux usages actuels des jeunes. Les organisateurs attendent plus de 5 000 visiteurs durant ces deux journées intensives. 

Narindra Rakotobe

ONG KFHI : Aide alimentaire d’urgence à Amboasary Atsimo

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l’ONG KFHI distribue des kits alimentaires d’urgence dans le district d’Amboasary Atsimo.
l’ONG KFHI distribue des kits alimentaires d’urgence dans le district d’Amboasary Atsimo.

Le sud de Madagascar fait face à une insécurité alimentaire persistante. Ce 25 août, l’ONG internationale KFHI (Korea Food for the Hungry International) a procédé à la distribution de kits alimentaires d’urgence auprès de 251 ménages vulnérables des régions d’Androy et d’Anôsy. L’action s’inscrit dans le cadre du programme de partenariat public-privé HDP-N de la KOICA, en étroite collaboration avec la Région Anôsy, le bureau de la KOICA au Kenya et les autorités locales. Selon le dernier rapport de l’IPC, publié le 15 juillet, la commune d’Ifotaka, dans le district d’Amboasary Atsimo, est classée en phase 3 (« Crise »). Une aggravation de la situation est redoutée dès octobre. Pour prévenir cette détérioration, KFHI a ciblé des familles prioritaires, notamment celles du village d’Agnarafaly et les foyers avec enfants souffrant de malnutrition. Les kits distribués contiennent du riz, des haricots, de l’huile et du sel, conformément aux recommandations des chefs de village et de l’ONN. L’approvisionnement a été optimisé grâce à des contrats adaptés aux prix des marchés locaux. La cérémonie s’est déroulée en toute transparence, en présence de représentants de la Région Anôsy, de Mme BAEK Joo Young (KOICA Kenya), de Mme PARK Jieun (KFHI) et de l’ONN. « Il était urgent d’apporter un soutien préventif aux ménages vulnérables et aux enfants malnutris. Nous poursuivrons nos actions humanitaires au-delà de cette aide ponctuelle », a affirmé Mme PARK Jieun.

Heriniaina Samson

Pauvreté : Une situation qui commence bien avant l’âge adulte

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La pauvreté ne se mesure pas seulement au revenu d’un ménage. Elle peut commencer très tôt, dans une enfance marquée par la malnutrition, les difficultés scolaires, le travail précoce ou l’absence de services essentiels.

Le phénomène est massif. La Banque mondiale estimait à 75,2% la proportion de la population vivant dans la pauvreté en 2022, avec un taux atteignant 79,9% en milieu rural. Mais son analyse souligne surtout la dimension intergénérationnelle du phénomène. En effet, malnutrition infantile, travail des enfants, mariages précoces et grossesses adolescentes contribuent à maintenir les familles dans la pauvreté. Chez les enfants, la pauvreté dépasse donc largement la question de l’argent. Une analyse de l’UNICEF, basée sur les données disponibles, montre que 67,6% des enfants malgaches étaient privés d’au moins deux dimensions essentielles du bien-être, notamment la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement ou le logement.

Accumulation

Le mécanisme est redoutablement simple. Un enfant mal nourri apprend moins bien. Un enfant qui quitte l’école tôt dispose de moins de compétences. Celui qui entre prématurément dans le travail risque ensuite de rester cantonné aux activités les moins productives et les moins rémunératrices. Selon l’indice de capital humain de la Banque mondiale, un enfant né à Madagascar devrait atteindre, à l’âge adulte, environ 39% de son potentiel de productivité s’il bénéficiait d’une éducation complète et d’une bonne santé.

Investir

C’est précisément pourquoi la protection sociale ne devrait pas être considérée uniquement comme une aide d’urgence. Les transferts monétaires peuvent permettre aux familles de maintenir leurs enfants à l’école et d’investir davantage dans leur santé et leur nutrition. Le véritable enjeu est donc moins de réparer la pauvreté à l’âge adulte que d’empêcher qu’elle ne se fabrique pendant l’enfance. Pour le pays, investir tôt dans l’enfant n’est pas seulement une politique sociale, c’est une stratégie économique.

José Belalahy

MIDSP-OMAPI : 16 projets primés pour réduire la dépendance aux importations

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Seize projets ont été récompensés hier, à l’issue du Concours national sur l’innovation. Au total, 35 candidatures ont été reçues, avec une représentation des 24 régions de Madagascar. Organisé par le ministère de la Promotion de l’Industrie et du Développement du Secteur privé (MIDSP), en collaboration avec l’Office malgache de la Propriété industrielle (OMAPI), ce concours s’inscrit dans le cadre de la Politique générale de l’État pour la Rénovation (PGE-R). Il vise à transformer les innovations technologiques en projets industriels et à contribuer au développement du secteur secondaire.

Trois axes

Le concours s’est articulé autour de trois principaux axes : l’énergie, l’agriculture et la transformation des produits. Le volet énergétique vise notamment à agir sur les coûts de production industrielle. L’axe consacré à l’agriculture et à l’alimentation cherche à renforcer la valeur ajoutée locale et la sécurité alimentaire. La transformation locale, quant à elle, entend valoriser les matières premières nationales afin de limiter le recours aux importations. « Il s’agit d’un concours national sur l’innovation, axé sur trois grands thèmes : l’énergie, l’agriculture et la transformation des produits », a expliqué le secrétaire général du MIDSP. Parmi les participants, le Foyer amélioré de référence (FAR) a pris part au concours en présentant une machine artisanale. Le concours était ouvert aux start-up, chercheurs, enseignants et entrepreneurs. Un dispositif d’accompagnement est également prévu pour la protection et la valorisation de la propriété industrielle des projets retenus. L’initiative bénéficie par ailleurs d’un soutien technique et financier de partenaires internationaux, notamment l’ONUDI et le PAISF. La remise des trophées aux 16 projets lauréats est venue marquer l’aboutissement de cette étape du Concours national sur l’innovation.

Recueillis par Nadia R.

KFIM : « Nous porterons la voix du peuple et non les intérêts de quelques personnes »

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Les critiques formulées par plusieurs députés de la majorité à Tsimbazaza n’ont pas laissé le Komity ny Fanavaozana Ifotony an’i Madagasikara (KFIM) indifférent.

Le mouvement réagit et revient sur les questions qui, selon lui, sont au cœur des difficultés actuelles du pays. Il met notamment en avant les choix opérés dans le secteur énergétique ainsi que la question de la dissolution de l’Assemblée nationale. Le prix des carburants est l’un des sujets soulevés. Le KFIM estime que l’alignement sur les cours internationaux ne peut être envisagé sans tenir compte de la situation économique actuelle et que la population ne devrait pas supporter seule les conséquences d’une telle décision.

Production énergétique

L’importation directe de carburant pour la Jirama constitue également un sujet de préoccupation. Le mouvement fait remarquer que plusieurs obstacles se dressent autour de cette démarche, alors que le pouvoir entend poursuivre ses efforts. Il en va de même pour le pétrole lourd de Tsimiroro, dont l’utilisation est présentée comme une solution supplémentaire aux difficultés de la compagnie nationale d’électricité. « Pourquoi y a-t-il autant de blocages lorsqu’il s’agit de résoudre les problèmes de cette entreprise malgache ? », s’interroge le mouvement. Une question qui résume, selon lui, les enjeux liés à la Jirama et à la valorisation des ressources nationales. Il estime que l’utilisation du pétrole lourd de Tsimiroro pourrait apporter une réponse supplémentaire aux besoins de la compagnie. Pour ses responsables, la maîtrise de la production énergétique doit permettre à Madagascar de réduire sa dépendance et de tendre vers davantage d’autonomie.

Dissolution de l’A.N. Le KFIM considère par ailleurs que les décisions prises dans ce domaine inquiètent ceux qui, selon lui, souhaitent maintenir Madagascar dans une situation de dépendance. Une manière de dire que l’indépendance énergétique constitue, pour le mouvement, un enjeu qui dépasse la seule question de l’électricité. La formation revient également sur la demande de dissolution de l’Assemblée nationale. S’adressant aux députés, elle tient à rappeler que cette revendication ne serait pas motivée par une haine envers les personnes. « La demande de dissolution de l’Assemblée nationale est une lutte menée par les Malgaches et non une haine des personnes », soutient le mouvement. Cette question, souhaite-t-il, devrait être portée devant la concertation nationale. Les participants pourront ainsi se prononcer sur ce qui convient au pays. Il appelle les députés à privilégier l’intérêt de la population et affirme vouloir porter la voix du plus grand nombre plutôt que de défendre des intérêts particuliers. « Nous porterons la voix du peuple et non les intérêts de quelques personnes », conclut le mouvement.

Recueillis par Nadia R.