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lundi, octobre 19, 2026
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Jiu-jitsu – Open d’Afrique : Six or et quatre argent pour Madagascar

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À Maurice, l’Open Africa 2026 a offert un moment de fierté nationale : l’hymne « Ry Tanindrazanay Malala » a retenti après les exploits des combattants malgaches. Portés par la rigueur de CHECKMAT, Nomasy Raharijaona, Lucie Herizaka Nirina, Stellah Tiavina et Willy Wilaione Razakarisoa ont hissé haut le drapeau en récoltant un total impressionnant de six médailles d’or, une coupe et quatre d’argent. À leurs côtés, Thuram, de l’Estrela Team, a signé un parcours parfait en ceinture blanche, confirmant que Madagascar s’impose désormais comme une force montante du jiu-jitsu africain.

L’hymne national « Ry Tanindrazanay Malala » a résonné avec éclat à Maurice lors de la première journée de l’Open Africa 2026 en gi. La Fédération malgache de jiu-jitsu a tenu à saluer la prestation remarquable des quatre combattants de CHECKMAT Madagascar, auteurs d’un véritable exploit. Parmi eux, Nomasy Raharijaona s’est imposé comme la figure de proue de la délégation. Avec deux médailles d’or et un trophée en absolute, il a démontré une maîtrise totale et un sang-froid exemplaire. Lucie Herizaka Nirina, elle, a brillé en décrochant une médaille d’or, confirmant son statut de valeur sûre du jiu-jitsu féminin malgache. Stellah Tiavina n’a pas été en reste, ajoutant une autre médaille d’or au palmarès collectif. Quant à Willy Wilaione Razakarisoa, il a montré une combativité admirable en remportant deux médailles d’argent, prouvant qu’il pouvait rivaliser avec les meilleurs du continent. La deuxième journée, consacrée au no-gi, a confirmé la solidité de l’académie. Nomasy a encore dominé en absolute et dans sa catégorie, tandis que Lucie et Willy ont poursuivi leur belle série. Le bilan global est impressionnant : six médailles d’or, une coupe et quatre médailles d’argent pour seulement quatre combattants. Une performance qui illustre le sérieux et le niveau de préparation de l’académie malgache face aux grandes nations africaines.

À côté de ces exploits, un autre nom a marqué les esprits : Thuram, de l’Estrela Team. Engagé en ceinture blanche (-70 kg), il a réalisé un parcours parfait : trois combats, trois soumissions et une médaille d’or sur la plus haute marche du podium. Un sans-faute salué par la Fédération, qui voit en lui une promesse éclatante pour l’avenir du jiu-jitsu malgache.

Heriniaina Samson

Football – Programme TDS : Les jeunes talents malgaches en lumière

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Le Centre Technique National de Carion a accueilli le tournoi « Meilleurs contre les meilleurs » pendant deux semaines. Quatre-vingts jeunes issus des quatre centres de perfectionnement de Toliara, Antsirabe, Antananarivo et Mahajanga se sont affrontés pour décrocher une place au sein de l’académie nationale. Ce projet s’inscrit dans le cadre du Talent Development Scheme (TDS) de la FIFA, lancé il y a deux ans pour structurer durablement le football de base à Madagascar. À l’issue des matchs aller-retour, 25 jeunes seront retenus pour intégrer l’académie de Carion. « Ces enfants avaient déjà été présélectionnés dans les centres, et ce tournoi a permis de mesurer leurs progrès. Le programme va s’étendre à d’autres régions du pays », explique Rado Rasoanaivo, directeur technique national de la FMF. La détection a été menée par quatre représentants de la FIFA, en l’occurrence Emmanuela Lamptey, Michael Rentschler, Laban Scott Libby et Raul Chipenda, ainsi que Jean-Jacques Pierre, talent coach, épaulé par les techniciens malgaches. Les jeunes rejoindront l’académie en septembre pour préparer le COSAFA U17 prévu en décembre. « Le TDS est une opportunité unique pour nos enfants. Ils ne resteront pas indéfiniment au centre, mais nous continuerons à les suivre afin que leurs efforts ne soient pas vains. L’un des critères essentiels est qu’ils soient aussi des élèves assidus », souligne Solonirina Ratovohery, membre du comité exécutif de la FMF.

Pour Jean-Jacques Pierre, le talent coach de la FIFA, responsable des académies à Madagascar, l’objectif dépasse le terrain : « À Tana, nous avons eu près de 200 séances cette année, soit 37 matchs disputés. Plus un joueur joue, plus il développe sa compréhension du jeu. Mais le projet est aussi éducatif : nous voulons former des individus capables de devenir demain des footballeurs, des entraîneurs ou des enseignants. L’intelligence acquise à l’école nourrit celle du jeu ». Ainsi, le TDS ne se limite pas à détecter des talents pour les Barea U17 : il prépare une génération entière à devenir des acteurs responsables du football et de la société malgache.

Heriniaina Samson

Football : La FMF clarifie le dossier du salaire de « Coach Rôrô »

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La fédération apporte des éclaircissements sur le salaire du coach Rôrô.
La fédération apporte des éclaircissements sur le salaire du coach Rôrô.

Au cœur des polémiques sur le salaire de Romuald « Rôrô » Rakotondrabe, la Fédération Malagasy de Football (FMF) sort de son silence. Entre rappel des dates clés, précisions sur le contrat tripartite et éclaircissements sur les responsabilités financières, l’instance entend mettre fin aux spéculations et replacer le débat sur le terrain administratif.

Face aux nombreuses rumeurs et commentaires circulant ces derniers temps autour du salaire de Romuald Rakotondrabe, alias « Coach Rôrô », la Fédération Malagasy de Football (FMF) a tenu à apporter des précisions. Le parcours de l’ancien sélectionneur des Barea A est rappelé : nommé le 30 mai 2023 en remplacement de Nicolas Dupuis, son contrat a été renouvelé le 17 mai 2024 pour courir jusqu’en octobre 2026. Ce contrat était dit « tripartite », engageant trois parties : le coach, la FMF et le ministère de la Jeunesse et des Sports. Mais, le 14 novembre 2024, après le match contre la Tunisie, Coach Rôrô annonçait sa démission. « Administrativement, le contrat prenait fin à cette date, et la FMF nommait Gilles Hugon entraîneur intérimaire », explique Solonirina Ratovohery, membre du Comité exécutif, ce dimanche à Carion. La fédération souligne que l’ancien sélectionneur n’a pas déposé de dossier lors de l’appel à candidatures lancé en novembre 2024 pour le poste de coach des Barea A. Concernant les rémunérations, la FMF précise que sa part – environ 40% – a été réglée jusqu’en novembre 2024. Les 60% restants relèvent de l’État. « Il s’agit d’un problème administratif, pas d’un refus de dialogue. Les trois parties doivent se rencontrer pour régler ce différend », a-t-il poursuivi.

« Autre précision : aucun contrat spécifique n’a été signé entre la FMF et Coach Rôrô pour la gestion des Barea A’ (CHAN), choix personnel du technicien après sa démission. De plus, les entraîneurs des autres sélections nationales (Jeunes, Féminines, Beach Soccer, Futsal…) ne bénéficient pas de salaires fixes mais de primes liées aux résultats », souligne Solonirina Ratovohery. Ainsi, la FMF entend mettre fin aux spéculations et rappeler que toute discussion sur les rémunérations doit se baser sur les termes du contrat tripartite signé en 2024.

Heriniaina Samson

Autonomisation économique : Le projet EAGER facilitera l’employabilité de 60 000 jeunes femmes

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Le projet EAGER (East Africa Girls’ Empowerment and Resilience), financé par le Groupe de la Banque mondiale, est mis en œuvre sur la période 2025-2029 dans 16 régions de Madagascar. Il offre des formations techniques et comportementales adaptées aux besoins du marché du travail, un mentorat individualisé ainsi qu’une mise en relation avec le secteur privé, afin de faciliter l’employabilité de 60 000 jeunes femmes cibles. De plus, un fonds non remboursable est accordé aux meilleures jeunes entrepreneures via le Concours de plans d’affaires simplifiés (COPA). Fruit d’un partenariat technique et financier avec la Banque mondiale et exécuté par le FID, ce volet de transition vers l’emploi et de transformation économique est placé sous la tutelle du ministère de l’Industrialisation et du Développement du secteur privé.

Prolongation des inscriptions

Cette initiative contribue à relever les défis exprimés par les jeunes femmes bénéficiaires dans la région Anôsy, lors d’une récente mission conjointe menée par les parties prenantes à Taolagnaro (Fort-Dauphin). Il s’agit notamment de la recherche d’un emploi stable, des difficultés d’accès au financement et du manque de formations reconnues. « Le projet EAGER est une réponse concrète à ces attentes, ici dans l’Anôsy comme dans les autres régions d’intervention à Madagascar », a souligné le ministre de tutelle, Raharimanjato Ny Riana Nampoina. Plus de 14 000 candidates se sont déjà inscrites à l’échelle nationale. Afin de permettre à un plus grand nombre de jeunes femmes de rejoindre le programme, la période d’inscription est prolongée jusqu’au 30 septembre 2026. « Grâce au fort engagement du gouvernement malgache et au soutien indéfectible du Groupe de la Banque mondiale, le projet EAGER est en mesure de proposer un accompagnement complet, de la formation à l’insertion, pour chaque jeune femme bénéficiaire », a affirmé Raboanary Vero, directrice du projet EAGER.

Navalona R.

Audit à la société Fanalamanga : Un détournement de 8,5 milliards Ar mis au jour

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La société Fanalamanga affiche actuellement un bénéfice de 1 milliard Ar six mois après son redressement.
La société Fanalamanga affiche actuellement un bénéfice de 1 milliard Ar six mois après son redressement.

Confiée par le Régime de Refondation au nouveau directeur général par intérim, Kouthri Tombosoa Sahadli, la mission d’audit au sein de la société d’État Fanalamanga rend un bilan sans appel.

« Nous avons hérité de la précédente direction une situation marquée par de lourdes malversations financières », a déclaré le dirigeant lors de son passage sur la chaîne nationale TVM. Les investigations ont notamment mis au jour un réseau de détournements estimé à 8,5 milliards d’ariary. « Parmi les irrégularités majeures démasquées figurent 450 millions Ar de sorties de caisse sans la moindre facture justificative, ainsi que des règlements par chèque de 340 millions Ar totalement injustifiés. De plus, près de 775 millions Ar se sont littéralement évaporés des caisses. À cela s’ajoute une enveloppe d’environ 5 milliards Ar engloutie dans le sponsoring sportif ces cinq dernières années, dont 1,5 milliard Ar débloqué pour l’exercice 2025 uniquement », a-t-il détaillé.

Profondes divisions

Au-delà de ce gouffre financier, qui laissait la trésorerie incapable d’assurer ne serait-ce qu’un mois de salaires à l’arrivée de la nouvelle équipe, le DG par intérim dénonce une gestion humaine et domaniale arbitraire. Le favoritisme et les disparités salariales flagrantes ont provoqué de profondes divisions au sein du personnel. Sur le plan de l’exploitation forestière, l’activité est restée sous le contrôle d’une minorité, attisant les tensions avec les acteurs locaux de Moramanga, maintenus à l’écart, à l’image d’un exploitant majeur monopolisant à lui seul plusieurs milliers d’hectares de parcelles.

Bénéfice de 1 milliard Ar

Six mois après l’amorce du plan de redressement, l’entreprise affiche une nette reprise. Fanalamanga enregistre désormais un bénéfice de plus de 1 milliard d’ariary, contrastant avec la perte financière de 430 millions Ar essuyée en 2025. Cette performance résulte d’une stratégie axée sur la maximisation des revenus et l’assainissement des charges d’exploitation. Cette santé financière retrouvée s’est répercutée sur le volet social : le salaire minimum d’embauche a été revalorisé à 300 000 Ar par mois, accompagné de la restitution de nombreux avantages sociaux dont les employés étaient privés depuis plusieurs années. Le DG par intérim, Kouthri Tombosoa Sahadli, concède toutefois que cette dynamique de réformes se heurte à de vives résistances, orchestrées par une minorité d’intérêts lésés cherchant à saper les procédures de recouvrement des créances impayées.

Navalona R.

27e édition de la FIERMADA : Les produits du terroir pris d’assaut par les consommateurs

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Les produits du terroir attirent les visiteurs.
Les produits du terroir attirent les visiteurs.

La 27e édition de la Foire internationale de l’économie rurale de Madagascar (FIERMADA) se déroule au stade Makis à Andohatapenaka depuis jeudi dernier et jusqu’à dimanche.

Près de 300 exposants, venus des quatre coins de l’île et répartis sur 350 stands, y participent activement. Cette année, les produits du terroir, notamment les légumes bio, ont été pris d’assaut par les consommateurs. Les coopératives agricoles et les organisations paysannes représentant divers bassins de production sont d’ailleurs mises à l’honneur durant cette foire agricole de grande envergure. Pour la coopérative FANAEVA d’Ambohitrinindriana, dans la commune rurale de Fiaferana, district d’Avaradrano, les petits pois, les carottes, les salades et les haricots verts, ainsi que les œufs, ont tous été écoulés durant les deux premiers jours de l’événement. « Nous avons tous fait de bonnes affaires cette année », témoignent les membres.

Réduire la dépendance aux importations

Les produits de la mer, tels que les crevettes séchées proposées par des associations de petits pêcheurs, ont également été vendus comme des petits pains. En outre, les produits laitiers, notamment le yaourt et le fromage sans lactose de Kéfir, ont attiré les visiteurs. Force est de constater que la plupart des exposants de produits agroalimentaires ont proposé des dégustations afin d’inciter les consommateurs à acheter leurs produits. On y trouve, entre autres, des produits laitiers, du miel, des cookies, des confitures, des rhums arrangés et des apéritifs, tous fabriqués localement. La population malgache commence ainsi à s’intéresser davantage aux produits du terroir bio, qu’ils soient bruts ou transformés, comme le « vary amin’anana » et le riz cantonais précuit accompagné de viande. Les produits d’élevage, notamment les poissons vivants, les volailles et les chats, sont également à l’honneur. Cette dynamique contribue à réduire la dépendance de Madagascar aux importations de produits alimentaires, de nombreux produits alternatifs étant proposés sur le marché. Elle contribue également à l’amélioration des revenus des producteurs en facilitant l’accès de leurs produits aux marchés.

Séances de démonstration

Il est à noter que le thème choisi pour cette 27e édition de la FIERMADA est axé sur « Des routes rurales solides pour relier les paysans aux communes ». Outre la valorisation des activités des jeunes agripreneurs, diverses innovations agricoles sont également exposées dans l’espace AgriTech, dans le cadre de cette foire. Des séances de démonstration de pompes solaires et de systèmes d’irrigation goutte-à-goutte, ainsi que de séchoirs solaires pour les fruits, les légumes et les poissons, visant à réduire les pertes post-récolte, sont notamment organisées par les exposants. Des microéquipements tels que les décortiqueuses, les moulins et les semoirs y sont également présentés. Par ailleurs, des acteurs du milieu rural se lancent dans la digitalisation de l’agriculture en introduisant des plateformes et des applications destinées à faciliter les techniques de production, notamment grâce au suivi météorologique permettant de déterminer le calendrier cultural. Ces outils facilitent également la commercialisation des produits agricoles en mettant directement en relation les producteurs et les consommateurs.

Conférences pratiques

Par ailleurs, des ateliers de cuisine et de transformation ont eu lieu durant cette foire internationale de l’économie rurale. Les visiteurs ont ainsi l’opportunité d’apprendre à transformer le manioc, les fruits et le lait à l’aide de méthodes simples. De leur côté, les producteurs peuvent rencontrer directement les acheteurs, qu’il s’agisse de grossistes, de collecteurs, de particuliers, d’hôteliers et de restaurateurs, d’industriels, voire d’exportateurs. Ce n’est pas tout ! Les acteurs souhaitant se lancer dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, notamment dans la pisciculture, disposent de tous les intrants et équipements nécessaires au démarrage de leurs activités, après avoir reçu les formations adéquates. Des conférences pratiques sur différentes thématiques, notamment le conditionnement des produits, l’accès au financement, le respect des normes et de la qualité, ainsi que les techniques de transformation, sont également organisées au profit des visiteurs durant la foire.

Navalona R.

Colonel Michaël Randrianirina : Le PRRM fait le tour des Eglises

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Le pasteur Mailhol Dieu Donné André a été élevé au grade de Grand Officier de l’Ordre national malagasy durant le culte qui s’est tenu à Mahamasina samedi dernier.

Le colonel Michaël Randrianirina s’engage à assister à tous les évènements organisés par les différentes confessions religieuses. C’est ce qu’il a déclaré samedi dernier durant le culte de célébration du 30e anniversaire de l’Eglise Apokalipsy, qui s’est déroulé au stade de Mahamasina. Au moment où certains observateurs l’accusent de bafouer le principe de la laïcité de l’Etat stipulé par l’article premier de la Constitution, le Président de la Refondation de la République de Madagascar, quant à lui, décide de faire le tour des confessions religieuses. En effet, après avoir enfilé sa tenue de « Mpiandry » le 24 juillet dernier lors du culte œcuménique organisé à Analakely par le FFKM en mémoire des victimes d’enlèvements et d’assassinats, il a fait le déplacement à Morondava le 26 juillet pour honorer de sa présence la messe d’ordination de l’Evêque auxiliaire de la région Menabe. Pas plus tard que la semaine dernière, il était présent au « Zaikabe » annuel de l’Eglise FLM qui s’est déroulé à Ankaramalaza. A entendre le Président de la Refondation, ce culte marquant le 30e anniversaire du « Fiangonana Apokalipsy Manerantany » (FAM) ne sera certainement pas le dernier. Il faut ainsi s’attendre à ce que l’officier du CAPSAT soit présent au rassemblement des fidèles de l’Eglise « Vahao ny oloko » qui aura lieu le 15 août prochain au Coliseum d’Analamahitsy. A souligner d’ailleurs la présence, parmi les invités, du pasteur Mailhol Dieu Donné André, du pasteur Randriarimalala Hery Tiana, président fondateur du « Vahao ny oloko », mais aussi l’absence remarquable et très remarquée des chefs d’Eglises membres du FFKM. Bon nombre d’observateurs se demandent d’ailleurs si ces derniers n’ont pas été invités ou s’ils ont carrément boycotté l’évènement du pasteur Mailhol, même si ce dernier se voulait rassembleur en invitant toutes les confessions religieuses, y compris les musulmans et ceux des croyances traditionnelles.

Offensive de charme

Aux yeux des observateurs, en lançant une véritable offensive de charme auprès de toutes les confessions religieuses, le PRRM, colonel Michaël Randrianirina, entend fonder sa base politique autour des Eglises. Pour le moment, le régime ne dispose d’aucune structure sur laquelle il pourrait compter pour affronter les urnes. A un an des échéances électorales, si toutefois le calendrier initial est respecté, le pouvoir en place ne pourrait pas rivaliser avec les grandes écuries telles que le « Tiako i Madagasikara » de l’ancien président Marc Ravalomanana, ou encore le MAPAR qui, malgré les persécutions, dispose encore d’une force politique à ne pas négliger. Cette initiative, qui consiste à faire un clin d’œil aux « Fiangonana Zandriny », s’avère ainsi être une stratégie efficace pour le colonel Michaël Randrianirina, même si elle peut être à double tranchant au vu des rivalités latentes avec les Eglises membres du FFKM. Le « Mpiandry FLM » risque ainsi de perdre le soutien de fidèles des Eglises traditionnelles. A noter toutefois que c’est la première fois qu’un chef d’Etat assiste à un évènement organisé par l’Eglise Apokalipsy. D’ailleurs, à cette occasion, le Président de la Refondation de la République de Madagascar a offert une somme de 40 millions d’ariary, dont 20 millions d’ariary pour financer les déplacements des fidèles venant des régions, et 20 millions d’ariary pour soutenir les actions sociales au profit des familles nécessiteuses au sein de l’Apokalipsy. Reste à savoir si, conformément à la pratique au sein de cette confession, 10% de cette somme va être attribué au pasteur Mailhol. A noter aussi que ce dernier a été élevé au grade de Grand Officier de l’Ordre national malagasy.

Davis R

Edgard Razafindravahy : « Fanorenana ifotony – Federalisma sahaza », une vision avant-gardiste de la forme de l’État

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Edgard Razafindravahy lors de la présentation de son livre le 8 mars 2017.
Le chef de file de l’ADN avait fait « Le Tour de Madagascar en trois ans »

« Fanorenana Ifotony – Federalisma Sahaza ». C’est le titre du livre écrit par le fondateur du parti ADN, Edgard Razafindravahy, et son équipe, après plusieurs mois de réflexion et de travail de synthèse des descentes sur le terrain, ou « fidinana ifotony », à travers tout le pays. Une sorte de brainstorming conforme à la conception particulière de l’autorité politique par cet appareil, qui n’a pas dans son ADN la concentration du pouvoir entre les mains d’une seule personne. Ceci expliquant cela, il n’y a pas de président national, mais un chef de file à la tête de cette formation politique affiliée à l’Internationale libérale et adoubée par le parti libéral danois Venstre. Présenté le 7 mars 2017, l’ouvrage de 161 pages est à la mesure de la vision et de la démarche de l’auteur principal, qui était en avance sur son temps par rapport au débat actuel sur la refondation en général et le fédéralisme en particulier. Le titre, à lui tout seul, est une sorte de résumé, pour ne pas dire de bande-annonce, car il ne s’agit point d’une série d’aventures ni de science-fiction à la Jules Verne. À la différence du célèbre écrivain français qui avait raconté « Le Tour du monde en quatre-vingt-dix jours », Edgard Razafindravahy, avec son ouvrage redevenu en vogue, s’inspire de ce qu’il a réellement vu, vécu et entendu durant le tour de Madagascar en trois ans. Une approche au ras du sol et au plus près de la population pour cet homme de conviction, dont le livre pourrait éclairer le débat actuel autour du fédéralisme, voire de la refondation.

Système politique approprié

Au moment où Madagascar s’interroge à nouveau sur la forme de l’État, une doctrine élaborée plusieurs années auparavant par l’ADN et Edgard Razafindravahy retrouve tout son sens et toute son essence. Derrière le « Fanorenana ifotony – Federalisma sahaza », il ne s’agit pas seulement de réclamer le fédéralisme : ses concepteurs avaient imaginé une véritable reconstruction de l’État malgache à partir de la base. Le débat paraît nouveau. Il ne l’est pourtant pas pour tout le monde. État unitaire ou État fédéral ? Alors que la question de la forme de l’État s’invite désormais dans le processus de Refondation, le microcosme politique malgache redécouvre un sujet longtemps resté à la périphérie des grands débats nationaux. Pour l’ADN, en revanche, cette interrogation ne date pas d’aujourd’hui. En témoigne l’ouvrage « Fanorenana ifotony – Federalisma sahaza », qui se veut une véritable proposition concernant la forme de l’État ou le système politique « approprié ». À première vue, le concept pourrait être rangé parmi les différentes revendications fédéralistes qui ont jalonné l’histoire politique malgache. Ce serait pourtant passer à côté de sa particularité. Car le « Federalisma sahaza » ne propose pas seulement de transformer Madagascar en État fédéral. Il propose de reconstruire l’État malgache à partir de sa base. Changer de régime ou changer de système ? C’est probablement la première rupture proposée par cette doctrine.

Architecture étatique

Depuis l’indépendance, Madagascar a expérimenté différents systèmes politiques : présidence forte, Parlement renforcé, rééquilibrage institutionnel, décentralisation, nouvelles Républiques et révisions constitutionnelles. Pour les auteurs du « Federalisma sahaza », ces changements n’auraient pourtant pas touché au véritable problème. Ils auraient modifié le régime, sans modifier suffisamment le système. « Les dirigeants successifs auraient changé la forme du pouvoir à l’intérieur d’une même architecture étatique. La proposition consiste donc à ne plus simplement corriger cette architecture, mais à la reconstruire ». C’est là que prend son sens l’expression « Fanorenana ifotony ». Littéralement : « reconstruire à partir de la fondation ».

Fédéralisme approprié

Le principe posé est radicalement différent d’une simple déconcentration administrative : « le pouvoir doit partir du fokonolona et remonter vers l’État, plutôt que descendre d’un pouvoir central vers la population ». C’est explicitement l’un des principes énoncés dans le projet. Un fédéralisme qui ne veut copier personne. Le deuxième élément de doctrine se trouve dans le mot « sahaza », qui signifie « approprié » ou « adapté ». L’ouvrage étudie les expériences fédérales étrangères, mais refuse d’en faire des modèles à reproduire mécaniquement. Le document annexe réaffirme d’ailleurs que les systèmes étrangers peuvent fournir des enseignements, mais ne doivent pas être simplement copiés. Le livre fait aussi le distinguo entre fédération et confédération. Madagascar resterait un seul État. Les entités qui le composeraient disposeraient d’une autonomie politique et institutionnelle, mais pas d’une souveraineté permettant leur indépendance. Le texte parle ainsi de régions capables de s’administrer elles-mêmes sans devenir des États indépendants. C’est une précision importante dans un pays où le mot fédéralisme réveille immédiatement les inquiétudes sur l’unité nationale. Le « Federalisma sahaza » précise ne pas vouloir encourager une région à se séparer de l’ensemble national.

Edgard Razafindravahy lors de la présentation de son livre le 8 mars 2017.

18 « Faritra-Fanjakana »

Le document ne propose pas de transformer simplement les 23 régions actuelles en entités fédérées. Il envisage leur remplacement par 18 « Faritra-Fanjakana », construits à partir d’une lecture des appartenances historiques et socioculturelles malgaches. Il prévoit parallèlement six grands ensembles géographiques. La carte et le tableau figurant à la deuxième page de l’annexe matérialisent précisément cette nouvelle organisation territoriale. C’est probablement ici que commencerait le véritable débat national. Car redessiner Madagascar selon ces critères touche à des questions extrêmement sensibles : identité, histoire, représentation politique, « frontières » territoriales et coexistence des populations. La proposition a le mérite de rendre le débat concret. Chaque « Faritra-Fanjakana » disposerait, selon le document, de ses propres institutions, notamment d’un gouvernement et d’une assemblée régionale, dans le cadre de la République fédérale. Le citoyen ne voterait donc plus uniquement pour choisir ceux qui gouvernent depuis Antananarivo. Une part substantielle du pouvoir politique se trouverait dans son territoire.

Répartition des compétences

C’est peut-être finalement ici que le « Federalisma sahaza » rencontre le débat politique de 2026. La question n’est plus seulement : État fédéral ou État unitaire ? Mais qui doit décider de quoi à Madagascar ? Quelles compétences doivent revenir à l’État fédéral ? Lesquelles doivent relever des territoires ? Quelle place réserver aux communes, au fokonolona et aux structures sociales locales ? Et surtout, le pouvoir doit-il continuer à partir d’Antananarivo pour descendre vers les territoires, ou doit-il être reconstruit depuis la base ? Cette dernière interrogation traverse toute la doctrine.

Grandes institutions de l’État

Le « Federalisma sahaza » ne se limite pas au seul découpage territorial. Il propose une transformation de plusieurs grandes institutions de l’État. En matière de sécurité, par exemple, le projet suggère des forces de police territoriales parallèlement à une police fédérale, tandis que l’armée resterait sous le commandement de l’autorité fédérale. La justice serait aussi profondément remaniée avec, principalement, une articulation entre juridictions territoriales et justice fédérale, mais aussi l’intégration de mécanismes inspirés à la fois des réalités malgaches — notamment le dina — et de certaines traditions juridiques étrangères. Le projet prévoit également un Parlement fédéral monocaméral composé de représentants issus des 18 entités fédérées. On est donc loin d’un simple changement de vocable constitutionnel.

Collège fédéral de 6 membres

Une autre proposition pourrait, elle aussi, provoquer de longues discussions. Le document propose effectivement que la présidence de Madagascar ne soit plus exercée par une seule personne. À sa place, serait institué un collège fédéral de six membres, représentant les six grands ensembles géographiques envisagés. Ses membres disposeraient de pouvoirs équivalents et la direction du collège serait tournante, selon une logique qui se rapproche du modèle suisse. Derrière cette proposition institutionnelle apparaît une préoccupation politique beaucoup plus ancienne : éviter qu’une seule personne concentre l’essentiel du pouvoir national. La question mérite d’être évoquée, qu’on soit pour ou contre.

« Mahita volana alohan’i Habib »

L’ADN a-t-il prédit le débat actuel ? Une chose est sûre : le livre « Fanorenana ifotony – Federalisma sahaza » ne comportait pas seulement une revendication fédéraliste. Il tentait déjà de répondre à la question qui se pose désormais à Madagascar : si l’on change la forme de l’État, que va-t-on mettre à la place ? C’est peut-être là que le débat actuel devra désormais progresser, car il ne suffit pas de voter simplement pour des mots, pour ne pas dire des maux, c’est-à-dire État unitaire ou État fédéral. Encore faut-il expliquer aux Malgaches ce que chacun de ces choix changera concrètement dans leur commune, leur région, leur justice, leur sécurité, leurs impôts, leur représentation et leur vie quotidienne. Sur ce terrain, les auteurs du « Federalisma sahaza » ont au moins le mérite d’être allés jusqu’au bout de leur raisonnement, en avançant une carte, des institutions et une répartition du pouvoir. Certaines propositions séduiront, d’autres seront logiquement contestées. Une chose est sûre : face au débat actuel sur le fédéralisme, le livre est à la… page.

R.O

Situation d’exception à quatre temps

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Instauré pour la première fois le 7 avril 2026 pour une durée de 15 jours, l’état d’urgence énergétique a été renouvelé le 1er juillet, avant d’être prorogé à deux reprises, le 17 juillet puis le 7 août dernier.

Situation d’exception à quatre temps

C’est reparti pour une quatrième période de 15 jours d’état d’urgence énergétique sur l’ensemble du territoire national, afin de sécuriser l’approvisionnement en carburants, d’assurer la continuité des services essentiels et de permettre à la Jirama de constituer des réserves de gasoil pour alimenter ses centrales. Le décret portant prolongation de l’état d’urgence énergétique a été pris trois jours avant le 35e anniversaire de la commémoration de la tuerie du 10 août 1991. Et ce, lors de la marche vers le palais d’Iavoloha des « Hery Velona », que l’Amiral n’avait pas réussi à empêcher en dépit de l’adoption en catastrophe de la loi 91-011 du 18 juillet 1991 relative aux situations d’exception. Trois décennies et demie après, cette loi restrictive des libertés publiques n’a pas fait, jusqu’ici, l’objet d’une abrogation, pour ne pas dire d’une refondation. Elle confère au PRRM « des pouvoirs spéciaux dont l’étendue et la durée sont fixées par une loi organique ». Reste à savoir si, à cette fin, l’Assemblée nationale sera convoquée en session extraordinaire, sauf si le président de la Refondation ne prend lui-même l’initiative car, dès la proclamation de l’état d’urgence énergétique, il peut légiférer par voie d’ordonnance sur des matières qui relèvent du domaine de la loi. En somme, il serait à la fois l’Exécutif et le Législatif, même si la Constitution toujours en vigueur garantit dans son préambule « la séparation et l’équilibre des pouvoirs exercés à travers les procédés démocratiques ». La situation d’exception permet aussi au PRRM d’« ordonner des perquisitions de domicile de jour et de nuit des personnes dont les activités seraient dangereuses pour l’ordre public ou la sécurité de l’État ». Last but not least, l’état d’urgence énergétique lui donne le pouvoir de procéder à des réquisitions, dans la perspective, par exemple, de la prochaine arrivée des 65 000 m3 de gasoil importés par l’entité habilitée par le régime de la Refondation. Ceci expliquant peut-être cela.

R.O

Intégrité : La jeunesse malgache appelée à prendre la parole

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La jeunesse malgache est appelée à investir le terrain de la lutte contre la corruption. En prélude au Forum national pour la promotion de l’intégrité, prévu les 1er et 2 octobre 2026 à l’Université d’Antananarivo, le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) lance une mobilisation nationale destinée aux jeunes de toutes les régions de Madagascar. Un appel à candidatures est ouvert aux jeunes Malgaches âgés de 18 à 35 ans afin de constituer une délégation représentative de la diversité territoriale du pays et de donner à la jeunesse une place centrale dans les débats sur l’intégrité, la transparence et la gouvernance. Pendant deux jours, les participants seront appelés à prendre part à des sessions, à des panels d’échanges et à des travaux de groupes thématiques. Les jeunes sélectionnés participeront à la co-rédaction d’un « Manifeste de l’engagement citoyen pour l’intégrité ». Un document appelé à porter les recommandations de la jeunesse pour renforcer l’intégrité et améliorer la gouvernance.

La mobilisation prendra également une forme numérique. Le CSI lance un concours national de courtes vidéos autour du thème : « Le rôle des jeunes dans la promotion de l’intégrité ». L’objectif est d’inciter les jeunes à devenir eux-mêmes des acteurs de la sensibilisation. À travers leurs productions, ils sont invités à mettre en avant les valeurs d’intégrité, d’éthique, de transparence et de responsabilité citoyenne. Un choix qui mise sur les nouveaux modes de communication pour toucher une génération fortement présente sur les plateformes numériques. La lutte contre la corruption se doit aussi de se construire dans la société, et particulièrement auprès des jeunes.

Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre du projet « Lutte contre la corruption par l’éducation et la jeunesse », porté par le CSI avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de la Confédération suisse. À travers le forum, l’appel à candidatures et le concours vidéo, l’initiative entend ainsi créer un espace où la jeunesse ne serait plus seulement destinataire des messages sur l’intégrité, mais actrice de leur conception et de leur diffusion.

Rija R.