- Publicité -
jeudi, octobre 15, 2026
- Publicité -
Accueil Blog Page 75

Pétanque – Championnat du monde : 35 joueurs présélectionnés pour le regroupement

0
Les expatriés de France, Yves, Racle et Zigle, font partie des présélectionnés.
Les expatriés de France, Yves, Racle et Zigle, font partie des présélectionnés.

La pétanque malgache entre dans une phase cruciale de préparation. Trente-cinq joueurs triés sur le volet sont appelés à se regrouper à Analamanga en octobre, étape décisive pour former l’équipe nationale qui défendra les couleurs de Madagascar au Mondial de Thaïlande. Entre champions du monde, médaillés africains et jeunes talents issus des clubs locaux, la sélection reflète l’ambition d’unir expérience et relève pour viser haut sur la scène internationale.

La Fédération Sport Boule Malagasy (FSBM) a confirmé l’inscription officielle de Madagascar au Championnat du monde de pétanque, prévu en Thaïlande du 20 au 24 novembre 2026. Une étape décisive s’ouvre désormais avec la présélection de 35 joueurs appelés à participer au regroupement national. Selon la Direction technique nationale, ce rassemblement se tiendra à Analamanga du 10 au 14 octobre. Les athlètes arriveront le 9 octobre, avant d’entamer une première phase de sélection les 10 et 11. Les joueurs éliminés quitteront le camp le 12 au matin, tandis que les retenus poursuivront la deuxième phase jusqu’au 14, avec une sortie prévue le 15 octobre. La FSBM rappelle que l’absence à ce regroupement équivaut à un retrait immédiat de la sélection.

Parmi les présélectionnés figurent les champions du monde en titre, Rakotondrainibe Jean François Daniel « Zigle » (expatrié) et Rakotoarisoa Lova Satamandimby, ainsi que les vice-champions Faratiana Rakotoniaina (expatrié), Faly Donald Andrianantenaina, Christian Andriantseheno « Racle » (expatrié) et Faralahy Ramanantiaray. Les médaillés d’or du Championnat d’Afrique Zone 4, tels que Onjalalaina Randriaharimanana ou Herizo Rakotomalala, complètent la liste, aux côtés des vainqueurs des compétitions nationales (Triplette, Coupe de Madagascar, Doublette, Trophée des Ligues, Tête-à-tête). La sélection intègre également des joueurs expatriés, comme Yves Sedrick Rakotoarisoa, et de jeunes talents issus des clubs locaux. Ce brassage illustre la volonté de bâtir une équipe compétitive, mêlant expérience internationale et vivier national.

Heriniaina Samson

Badminton – « Asut Shuttle by W-King » : Thierry et Stéphania sacrés à Ankatso

0
Thierry s’impose face à Joy, en finale du simple hommes, série A.
Thierry s’impose face à Joy, en finale du simple hommes, série A.

Le badminton universitaire a trouvé ses nouveaux visages à Ankatso. La première édition de l’Asut Shuttle by W-King a sacré Thierry et Stéphania, au terme d’un week-end marqué par la ferveur sportive et l’engagement des étudiants. Plus qu’une compétition, ce rendez-vous a confirmé la volonté de l’Asut de donner un nouvel élan au badminton et de l’ancrer durablement dans la vie universitaire.

La première édition du tournoi de badminton universitaire « Asut Shuttle by W-King », disputée du 11 au 13 septembre au gymnase couvert d’Ankatso, a tenu toutes ses promesses. Près de 90 athlètes, répartis dans toutes les catégories, ont pris part à ce rendez-vous sportif. Chez les hommes, Thierry de Saint Joseph s’est imposé en finale du simple en battant Joy de Mb2all (2-1). Du côté féminin, Stéphania du Mb2all a décroché le trophée en dominant Aina (2-1). Les doubles ont également offert leur lot de spectacle : Joy/Haja Marc, champions en série A, Aina/Ialicia (Mb2all), titrées en double dames, et Joy/Stéphania (Mb2all), vainqueurs du double mixte. Pour Ismahel Bouba Michel, président du club Asut, cette première édition est une réussite : « La compétition s’est déroulée comme prévu et nos objectifs ont été atteints, notamment avec l’augmentation du nombre de participants. L’ouverture officielle, vendredi, a permis de mettre en lumière plusieurs disciplines présentes au sein de l’Asut, comme le taekwondo, qui ont réalisé des démonstrations pour rappeler aux étudiants qu’ils peuvent rejoindre la discipline qui leur correspond. Le sport est essentiel pour les jeunes, il complète la formation académique ».

Le président a également souligné la volonté de pérenniser l’initiative : « Ce tournoi n’était qu’un lancement. Nous voulons désormais structurer la pratique au niveau des sections et des ligues. Nous remercions l’université d’Antananarivo pour avoir accordé un créneau d’entraînement chaque vendredi. Grâce au soutien de la fédération, nous disposons de deux terrains équipés de filets et de piquets. Les étudiants n’ont qu’à apporter leur raquette ; les coachs, eux, viennent en collaboration avec la fédération ». Au-delà des résultats, ce tournoi marque une étape importante pour le badminton universitaire, qui s’affirme comme une discipline en plein essor au sein de la jeunesse malgache.

Heriniaina Samson

Nécrologie du 16 septembre 2026

0

Cliquez pour agrandir

Manifestation des transporteurs de Fasan’ny Karana : Jets de pierres contre grenades lacrymogènes : un mort, des blessés et 16 arrestations à Ambatofotsy

4

Un an après les manifestations de la « Gen-Z », voilà que les jets de pierres et les bombes lacrymogènes refont surface. La tension a atteint son paroxysme hier sur la RN7, au niveau d’Ambatofotsy. Des transporteurs et leurs partisans, opposés à leur transfert de la gare routière de Fasan’ny Karana vers la nouvelle infrastructure d’Amoronakona, ont érigé des barrages, paralysant totalement la circulation durant plusieurs heures et provoquant d’importants embouteillages dans les deux sens. Des heurts ont eu lieu.

Dès le début de la matinée, plusieurs véhicules, notamment des taxis-brousse bondés jusqu’au porte-bagages et arborant des banderoles revendicatives, ont quitté Fasan’ny Karana pour rejoindre Ambatofotsy. Sur place, les grévistes ont barricadé la chaussée à l’aide de pierres, de troncs d’arbres et de pneus enflammés. Aux alentours de 11 heures, plus aucun véhicule ne pouvait franchir le secteur. Alertés, les éléments de l’État-major mixte opérationnel (EMMO) se sont immédiatement dépêchés sur les lieux. Privilégiant, dans un premier temps, la négociation, les autorités ont expliqué aux protestataires que leurs revendications devaient se cantonner à Fasan’ny Karana et que le blocage de la RN7 constituait une infraction caractérisée à l’ordre public. Face au refus d’obtempérer des grévistes, qui ont répliqué par des jets de pierres, des feux de brousse et la destruction de panneaux de signalisation, les forces de l’ordre ont dû employer la manière forte. Elles ont ainsi fait usage de grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants, lesquels continuaient de se replier tout en entretenant le désordre.

Ces affrontements ont laissé de lourdes traces. Plusieurs manifestants ont été blessés, dont l’un, découvert inconscient près des barricades, a succombé à ses blessures lors de son évacuation d’urgence vers l’HJRA. Si les forces de l’ordre évoquent des traumatismes dus aux jets de pierres, des sources concordantes avancent qu’un projectile reçu à la tête pourrait en être la cause, précisant que seule l’autopsie permettra de trancher. Au total, 16 personnes ont été arrêtées durant cette manifestation et conduites à la Brigade criminelle pour y être entendues. En marge des affrontements, un véhicule transportant des manifestants a forcé un barrage au niveau du Bypass, à Ifarihy, avant d’être immobilisé à Iavoloha, tandis qu’un autre, convoyant des pierres destinées aux barrages, a été intercepté. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, l’Organe mixte de conception et l’EMMO (OMC/EMMO) rappellent que la liberté ne signifie pas l’anarchie dans un État de droit.

m.L

Nosy Be : Un investisseur spolié de ses biens

0

À Nosy Be, l’affaire des parcelles « Ampasikely I et II », dans la commune de Dzamandzar, soulève des interrogations sur la transparence de l’administration foncière. Gilles Daheron y mène une bataille judiciaire pour faire valoir ses droits sur des investissements dont il affirme avoir été dépossédé au profit de nouveaux exploitants. Ce lundi 14 septembre, à l’IKM Antsahavola, accompagné de son avocat, Me Ruffin Nantenaina Vitta, il a exposé, lors d’un point de presse, une succession d’actes administratifs et commerciaux qu’il estime à l’origine de cette situation. L’affaire remonte à 2004, lorsque Daheron formule les demandes n° 6866-NB et n° 6960 pour la location de deux parcelles totalisant 45 ares 11,8 ca. Une reconnaissance domaniale est établie en octobre 2004, suivie d’un accord fixant la redevance en 2008 et, en 2019, d’un avis favorable pour l’octroi d’un bail emphytéotique de 50 ans. Entre-temps, il crée, en 2007, la société « Les Résidences d’Ampasikely », obtient des permis de construire pour des bungalows, un restaurant et une piscine, puis l’autorisation d’ouverture de l’établissement en 2009. Un procès-verbal de constatation de mise en valeur est également établi à son profit, en juillet 2016.

Irrégularités et favoritisme administratif. En 2016, le fonds de commerce est cédé aux époux Lagrue, puis, en 2020, à de nouveaux exploitants, sous le nom de « Moya Beach ». Selon les documents présentés par la défense, les actes de cession et le bail commercial continuent alors de reconnaître les propriétés et les infrastructures comme relevant des droits de Gilles Daheron. Mais, en mai 2022, la décision n° 004/22-MATSF rejette sa demande, notamment pour « absence de mise en valeur » et « désintéressement », lié au non-paiement de redevances. La défense conteste ces motifs, estimant notamment que les investissements et le PV de mise en valeur de 2016 démontrent le contraire. Un mois plus tard, le 16 juin 2022, un nouveau PV de mise en valeur est établi au bénéfice de la partie adverse. Selon Daheron et son avocat, ce document reprendrait largement le précédent PV établi en 2016. En novembre 2022, deux baux emphytéotiques, n° 8025-BO et n° 8024-BO, sont finalement délivrés au nouveau bénéficiaire. La défense dénonce ainsi une confusion entre la cession d’un fonds de commerce et le transfert de droits immobiliers, ainsi que des pratiques qu’elle qualifie de favoritisme et d’usage de faux documents.

Absurde condamnation pénale. L’affaire prend une autre tournure en 2024. Gilles Daheron est condamné pour escroquerie par la cour d’appel d’Antsiranana, dans son arrêt n° 537 du 10 décembre 2024. Pour sa défense, cette condamnation est paradoxale, puisqu’elle intervient alors que Daheron affirme avoir cherché à faire valoir ses droits et à obtenir le paiement de loyers sur les infrastructures qu’il revendique comme siennes. Un pourvoi dans l’intérêt de la loi a été formé le 5 août 2026. Au-delà du cas personnel de Gilles Daheron, cette affaire pose une question plus large : à quoi sert d’investir, de construire et de respecter les procédures administratives si, au terme du parcours, les droits revendiqués peuvent être attribués à un autre bénéficiaire ?

T.M.

Loza teo Ambohidahy : Nidoboka am-ponja ilay mpamily taxi-be

0

Niakatra fampanoavana ary nidoboka am-ponja vonjimaika eny Antanimora ny mpamilin’ilay taxi-be izay nandona ary nahafaty olona dimy tetsy amin’ny fivoahan’ny tonelin’Ambohidahy ny herinandro lasa teo. Hotsaraina amin’ny 13 oktobra ny raharaha izay matetika dia vonoan’olona tsy niniana no anenjehana ny mpamily rehefa mitranga ny lozam-pifamoivoizana nahafatesana olona. Heloka izay mety mampigadra telo volana ka hatramin’ny roa taona handoavana lamandy 200.000 ka hatramin’ny 6.000.000 ariary raha araka ny voasoratra ao anaty fehezan-dalàna famaizana. Isan’ny iankinan’ny fanapahan-kevitry ny mpitsara ny valin’ny fitsirihana ara-teknikan’ny fiara tamin’io fotoana io. Tena tsy namaly intsony tokoa ve ny hisatra sa kosa mety nisy antony hafa? Nahafantatra ny tsy fietezana mialoha ve ny mpamily? Tena nisy tokoa ve ilay taxi-bisikileta nanapaka tampoka araka ny filazan’ny vavolombelona izay nilaza ho mpandeha tao anatin’ny fiara ary naneho hevitra tamin’ny tambajotra sosialy? Raha ny fitsirihana voalohany aloha ka nampitain’ny teknisiana dia tsy nisy olana ny hisatra. Hijanona hatreo ve anefa ny fanadihadiana sa kosa hojerena lalindalina kokoa ny momba ny fiara? Ny loza iny mantsy efa nitranga fa kosa misy lesona tokony hotsoahina tamin’ny tranga ary avy amin’ny alàlan’ny valin’ny fanadihadiana matotra mba tsy hiverenan’izany intsony. Raha ny tomban’ny maro mantsy dia betsaka loatra ny lesoka mitranga, indrindra momba ireny fiara fitateram-bahoaka ireny izay matetika mahazo solon’anarana ho « vatam-paty mandehandeha ». Eo amin’ny fitsirihana ve ny olana ka tokony hohamafisina? Eo amin’ny fanomezan-dàlana hitondra ve no mora loatra? Mila fanavaozana lehibe ny sehatry ny fifamoivoizana eto amintsika ary tena mila hisainana lalina satria manimba zavatra betsaka loatra.

D.R

Ampangabe et 67 Ha : Deux braqueurs de Cash Point abattus par la police

0

Deux individus soupçonnés d’avoir participé à une attaque à main armée contre une opératrice de « Cash Point » ont été mortellement touchés par la Police nationale, lundi 14 septembre. Les deux affrontements se sont produits à 67 Ha Vatobe et à Trano Dimy Ampangabe, deux quartiers situés dans le 4e arrondissement de la Commune urbaine d’Antananarivo.

Les faits ont commencé vers 9 h 30 à Anosibe Ambilanibe. Une femme exerçant comme opératrice de « Cash Point » a été prise pour cible par des individus armés d’un pistolet et de couteaux. Les malfaiteurs l’auraient guettée dans une ruelle alors qu’elle sortait de son domicile pour transporter de l’argent destiné à approvisionner deux points de « Cash Point ». La victime a été blessée à l’arme blanche au cours de l’attaque. Les assaillants se sont emparés de deux sacs contenant notamment de l’argent et des téléphones portables avant de prendre la fuite. Alertée, la Police nationale a immédiatement dépêché des éléments de la Brigade criminelle (BC), avec l’appui du Service anti-gang (SAG). Une opération de recherche et de traque a aussitôt été engagée. Un renseignement recueilli auprès d’une source locale a ensuite permis aux policiers de localiser deux individus suspects à 67 Ha Vatobe. Ces derniers auraient notamment cherché à vendre des téléphones dont l’origine était douteuse. Des éléments de la BC et du SAG se sont rendus sur place pour procéder à leur interpellation. À la vue des policiers, les deux suspects auraient pris la fuite tout en ouvrant le feu. Les forces de l’ordre ont riposté pour se défendre. L’un des deux hommes a été mortellement touché. Un pistolet ainsi que cinq munitions de calibre 7,65 mm ont été retrouvés sur lui. Les premières constatations l’identifieraient comme l’un des participants présumés à l’attaque perpétrée dans la matinée.

Même opération à Ampangabe. La traque s’est poursuivie pour retrouver son compagnon, parvenu à s’échapper. Vers 21 h 30, ce dernier aurait de nouveau croisé la route des policiers dans le secteur de Trano Dimy Ampangabe, toujours dans le 4e arrondissement. Le suspect aurait ouvert le feu dès qu’il a aperçu les forces de l’ordre, provoquant un nouvel échange de tirs. Touché par balle, il n’a pas survécu. Un fusil de fabrication artisanale ainsi que sept cartouches de calibre 12 ont été retrouvés en sa possession. Les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuels autres membres du groupe encore en fuite. L’enquête est confiée à la Brigade criminelle afin d’établir les circonstances exactes des faits et les responsabilités de chacun.

T.M.

Muaythaï Pancrace Challenge : Une trentaine de combats au programme

0
Lors de la conférence de presse de lancement, à Ivandry.
Lors de la conférence de presse de lancement, à Ivandry.

La 6e édition du MuayThai Pancrace Challenge (MPC) réunira, le 18 octobre prochain, les meilleurs combattants de la Grande île pour une journée exceptionnelle. Trente affrontements sont programmés, entre Muay Thai et pancrace/MMA, offrant au public un spectacle de haut niveau et une préparation aux futures échéances internationales.

Le MuayThai Pancrace Challenge (MPC), rendez-vous désormais incontournable des arts martiaux, revient pour sa 6ᵉ édition le 18 octobre prochain au Palais des Sports de Mahamasina. Pas moins de 30 combats sont annoncés : 15 en Muay Thai et 15 en pancrace/MMA. Lors d’une conférence tenue à Ivandry, Maître Romuald, du club RKC, organisateur de l’événement, a précisé que cette édition s’inscrit dans la préparation des futures confrontations internationales. « Ce sera une répétition générale avant les grands rendez-vous », a-t-il souligné, annonçant la présence des meilleurs combattants de la classe A. Le colonel Mely Zafindranaivo, président de la commission malgache de pancrace/MMA, a rappelé que ce tournoi n’est pas une première, mais bien une étape de préparation vers les compétitions internationales. Il a promis aux spectateurs un spectacle de haut niveau, où les figures emblématiques de la discipline croiseront les gants. Les sélections réalisées lors des précédents tournois garantissent, selon lui, des affrontements intenses et sans déception.

Du côté du Muay Thai, la Ligue d’Analamanga voit dans ce MPC une occasion de relancer une discipline restée en retrait cette année. « C’est l’un des premiers grands rendez-vous qui redonne de la visibilité à nos athlètes », a confié son président. La particularité de cette édition réside dans la fusion des deux disciplines : Muay Thai et pancrace/MMA, mais aussi dans les formations conjointes prévues pour les arbitres, afin d’harmoniser les critères de jugement. Le coup d’envoi sera donné à 13h00. Les organisateurs invitent les passionnés à se rendre tôt sur place pour profiter pleinement de cette journée qui s’annonce riche en émotions. Mahamasina vibrera au rythme des coups, des techniques et de la détermination des combattants, dans une ambiance où sport et spectacle se mêleront pour offrir un moment unique aux amateurs d’arts martiaux.

Heriniaina Samson

Handball – Championnat d’Afrique : Les Akio cadets prêts pour Abidjan

0

Après la 14ᵉ place des juniors au Championnat d’Afrique des Nations U20 en Côte d’Ivoire, la relève est déjà en marche. Les Akio U18 prennent le flambeau et s’apprêtent à fouler les parquets du Palais des Sports de Treichville, du 15 au 22 septembre. Ce rendez-vous continental, jumelé au Trophy Afrique de l’IHF, verra Madagascar aligner une sélection cadette ambitieuse. La délégation, forte de 13 joueurs, a quitté le pays ce week-end avec la ferme volonté de défendre les couleurs nationales. Champions de la Zone 7, les protégés d’Émile Hervé Rafanomezantsoanantenaina abordent la compétition sans complexe, conscients de l’opportunité de se mesurer aux géants du continent. Le groupe malgache, composé notamment de Mario Aurélien Nomenjanahary, Njaraniaina Rafanomezantsoa, Jean-Édouard Rakotomalala ou encore Philippe Wilson Tahintsoa, se prépare à un défi de taille. Placés dans le groupe B du 22e CAN cadets masculins, les Akio affronteront la Tunisie, l’Algérie et le Nigeria. Un parcours semé d’embûches, mais porteur d’espoir : chaque match sera une occasion de prouver que la Grande île peut rivaliser avec les meilleures nations africaines et inscrire son nom dans l’histoire du handball continental.

Heriniaina Samson

Un an après le « tolona » de 2025

1

« Mais l’histoire n’est qu’un perpétuel recommencement, une suite de victoires et de défaites ; un droit n’est jamais conquis définitivement, ni aucune liberté à l’abri de la violence (…) ». Ce qui s’est passé hier à Ambatofotsy n’est pas pour démentir cette réflexion de Stefan Zweig dans son ouvrage « Conscience contre violence », publié en 1936.

Un an après le « tolona » de 2025

Hasard du calendrier, la manifestation des transporteurs « pro-Fasan’ny Karana » ou « anti-Amoronankona » (c’est selon) a eu lieu le même jour que le lancement du mouvement « Avelao izahay hiteny », le 15 septembre 2025. Avec un mode opératoire similaire consistant à ériger des barrages face aux forces de l’ordre brandissant des grenades lacrymogènes. « Un droit (celui de manifester, dans le cas d’hier) n’est jamais conquis définitivement ». « Ni aucune liberté à l’abri de la violence », tel qu’on l’a vu le 15 septembre 2026 à Ambatofotsy, où il y a eu des blessés et un mort, alors que les forces de défense et de sécurité s’étaient solennellement engagées, au lendemain de la chute du précédent régime, à ne plus réprimer dans la violence des manifestations pacifiques. Surtout pas d’abuser de grenades lacrymogènes pour éviter toute effusion de sang. Encore moins d’user de balles réelles pour qu’il n’y ait pas de mort d’homme, comme le 25 septembre 2025. Un an après, l’histoire a quasiment repassé le même plat, avec les mêmes forces de l’ordre mais pas avec le même régime. « Quand on dit que les mêmes causes produisent les mêmes effets, on ne dit rien. Car les mêmes choses ne se reproduisent jamais », selon un autre écrivain appartenant à la même époque, pour ne pas citer ou plutôt pour citer justement Paul Valéry. En tout cas, les transporteurs grévistes ne comptent pas « attendre Paul », tout autant que le ministre des Transports ne veut pas faire marche arrière par rapport à Amoronankona. Reste à savoir si une délégation du régime de la refondation va présenter ses condoléances à la famille du manifestant décédé hier, dont le corps ne sera sans doute pas incinéré au Fasan’ny Karana.

R.O