Le candidat Jean Louis Robinson vise une victoire écrasante au 2e tour.
Le candidat Jean Louis Robinson vise une victoire écrasante au 2e tour.
S’il faut appliquer le calcul arithmétique brandi après le 1er tour par les partisans de Hery Rajaonarimampianina, les jeux sont faits en faveur de Jean Louis Robinson.
Au 1er tour du 25 octobre, le candidat Jean Louis Robinson n’était pas en pole position dans le pays Betsileo. Contrairement à la position confortable où le poulain de Marc Ravalomanana se trouvait dans l’ex-province d’Antananarivo. C’est pour cette raison que le candidat a choisi de se rendre dans deux districts de l’ex-province de Fianarantsoa dans les 48 heures qui ont suivi l’ouverture officielle de la campagne électorale. En effet, Jean Louis Robinson a visité le week end Fandriana et Ambatofinandrahana, deux districts de la région Amoron’i Mania. Au 1er tour, le « candidat de la victoire » a obtenu 20,19% des voix à Ambatofinandrahana contre 13,27% à Fandriana. Il était en deuxième position après Hery Rajaonarimampianina dans ces deux circonscriptions. La descente de Jean Louis Robinson dans ces deux districts a été une réussite. Avant de se rendre dans le pays Betsileo ce week end, le candidat soutenu par la mouvance Ravalomanana était à Antsirabe, Faratsiho et Ambohimandroso.
Victoire écrasante. Les ex-provinces de Toamasina et d’Antsiranana restent à conquérir pour le candidat Jean Louis Robinson s’il veut remporter une victoire écrasante au deuxième tour. Pour l’ex-province de Toliara, le soutien de Camille Vital qui a dominé cette partie Sud de l’île au 1er tour facilitera la tâche du candidat Jean Louis Robinson. Revenant dans l’ex-province d’Antsiranana, la contribution de la base de Hajo Andrianainarivelo. Le candidat Jean Louis Robinson sera également obligé d’obtenir les voix des électeurs de la partie sud-est de l’île où il n’a pas réussi au 1er tour. Des mesures ont été déjà prises car durant la période de pré-campagne du second tour, des membres de l’équipe de campagne de Jean Louis Robinson ont déjà sillonné les régions Sud-Est et Vatovavy Fitovinany. Même le candidat Jean Louis Robinson en personne s’est déplacé dans la discrétion totale dans les circonscriptions qu’il a perdues au 1er tour dans le cadre de la mise en place de ses nouveaux responsables de campagnes au niveau des régions. Ces nouveaux responsables ont pour mission précise de corriger les erreurs du passé.
Calcul arithmétique. En tout cas, s’il faut se plier à la logique du calcul arithmétique que les partisans du candidat Hery Rajaonarimampianina ont brandi après le 1er tour, les jeux sont faits en faveur de Jean Louis Robinson. Car aucun des candidats dissidents de l’ancienne Mouvance Rajoelina (Hajo Andrianainarivelo, Roland Ratsiraka, Camille Vital et Edgard Razafindravahy) n’a déclaré officiellement leur soutien à Hery Rajaonarimampianina. S’il faut donc appliquer le calcul arithmétique, les voix obtenues au second tour par le candidat des Forces nouvelles stagneront à 15,85%. Tandis que celles obtenues par Jean Louis Robinson connaitra logiquement une hausse après les soutiens déclarés de certains candidats de poids dont Camille Vital (6,85%) et Saraha Georget Rabeharisoa (4,52%). Donc une hausse d’environ 11%. Bref, quoi qu’on dise, on s’achemine vers la victoire écrasante du candidat Jean Louis Robinson. Reste à savoir cependant qui sera son premier ministre ? Lalao Ravalomanana ou Andry Rajoelina qui investit beaucoup dans la campagne des candidats députés de la plate-forme MAPAR ?
La longue et meurtrière période transitoire dirigée par le trop jeune Andry Nirina Rajoelina aura été également marquée par beaucoup trop d’anomalies dans le domaine de l’octroi de marchés publics.
« Date de fin des travaux selon contrat: 29 novembre 2013 » Le panneau affichant les détails techniques des travaux relatifs à la réparation de l’ouvrage sur RN 58 A au PK 11 X 980 indique qu’à l’heure actuelle le chantier devait normalement être bouclé. Il s’agit pour être plus précis de la construction d’un dalot sur une portion de la route digue, juste après Infinity Auto. Et pourtant ce n’est pas encore le cas puisque au grand étonnement des usagers, la route y est encore coupée. Ce qui oblige les automobilistes à emprunter une déviation. Et ce, depuis 5 mois puisque les travaux avaient débuté au mois de juin dernier.
Embouteillage. Et ce qui est d’autant plus étonnant concernant ce chantier, c’est qu’il y a déjà deux dates de fin de travaux. La première le 29 octobre 2013 et la deuxième le 29 novembre 2013 (voir nos photos). Autrement dit, il y a eu un avenant, pour une raison ou une autre. Mais ce qui est étonnant c’est qu’après déjà un mois de retard, les travaux ne sont pas encore finis. Provoquant ainsi un embouteillage monstre sur cette portion de route pendant les heures de pointe.
Privilégiés. Cette anomalie au niveau du délai de bouclage de ces travaux témoigne en tout cas du flagrant disfonctionnement du marché public malgache miné par la corruption surtout depuis l’ère transitoire de Andry Rajoelina où les proches de la Présidence notamment sont privilégiés en matière d’octroi de chantier accordé pour la plupart, de gré à gré. L’on apprend d’ailleurs sur ce point que si Antananarivo n’a pas encore son hôpital « manarapenitra », c’est qu’il parait que des matériels fournis par un fournisseur proche d’Ambohitsirohitra ne sont pas aux normes et auraient été refusés par l’architecte de cet hôpital dont l’inauguration n’a toujours pas eu lieu. Un scandale de plus pour la transition qui a surtout enrichi une minorité et appauvri l’immense majorité de la population.
La campagne de propagande bat son plein. Autant pour les présidentielles que les législatives. Jean Louis Robinson a sillonné le Vakinankaratra et l’ Amoron’Imania tandis que Hery Rajaonarimampianina est resté à Antananarivo pendant le week-end. Le premier a gagné 42 % dans la ville des mille au premier tour et compte renforcer davantage ses acquis pour bien marquer, comme le qualifient les observateurs, le vote sanction à l’endroit de la mouvance Rajoelina. Le second veut rattraper son retard auprès des électeurs tananariviens avec des arguments d’homme nouveau et de force nouvelle. La partie sera d’autant plus rude que la maturité et la versatilité prévalent dans cette ville où la masse des voix des électeurs ne se disperse pas souvent.
D’une pierre deux coups
Antsonjombe des grands jours hier. Impressionnant ! Coliséum plein comme un œuf et dominé par une couleur, celle orange de la révolution Rajoelina. Animation assurée par les grands noms du monde artistique. De la musique de tous les genres mais «mafana» surtout. Le président de la transition a assisté sans prendre la parole. Il aura aux élections législatives 117 candidats députés sur tout le territoire national, dont plusieurs ont été présentés à cette occasion. Son objectif est d’avoir la majorité à l’assemblée d’où sera issu le Premier ministre de la quatrième république. Antananarivo est la grande énigme pour les législatives. La tendance des résultats du premier tour de la présidentielle se confirmera-t- elle ? Les candidats députés d’Andry Rajoelina arriveront-ils à inverser la tendance ?
Quoi qu’il en soit, les élections législatives ont attiré de nombreux candidats. Ils sont 2827 en compétition pour 151 sièges sur le territoire national. Dans la capitale, Ils sont 187 pour 12 sièges dans les six arrondissements. Parmi eux, au de-là des politiciens qui s’allient pour l’obtention de la majorité des sièges, on trouve non seulement une kyrielle d’artistes et de sportifs mais aussi de nombreuses personnalités célèbres aux compétences diverses allant des capitaines d’industrie comme Dadou Rajaofera Andriambelo dans le 3ème arrondissement au médecin Miharisoa Ramananarivo dans le 6ème arrondissement en passant par des chefs d’entreprise comme Rasolojaona Jaytaxx dans le 5 ème .
Les électeurs feront d’une pierre deux coups le 20 décembre prochain. Par leur vote, le pays aura non seulement un président de la république mais aussi les députés de l’Assemblée nationale. Il reste cependant à veiller sur le scrutin pour éviter les anomalies. La Ceni-T doit assurer son bon déroulement du début jusqu’à la fin, sans fraudes et dans la transparence. Les imperfections qui ont entaché le premier tour de scrutin ne devraient plus se reproduire afin que Madagascar entre dans le concert des nations par la grande porte de la démocratie.
« Valorisation du sport par le journalisme sportif via un magazine photo sport », tel est le mémoire soutenu officiellement samedi dernier à Ankatso par Anny Andrianaivonirina, notre consoeur en sport . Les membres du jury, le Pr Razanamanana Marie Jeanne, le Dr Tantely Andrianjatovo ainsi que ses encadreurs le Pr Raharinirina Rabaovololona Lucile et le Dr Andrianierenana Luc ont été unanimes à la féliciter et lui octroyer une mention « Très bien » pour ses travaux de recherche. Ainsi, la première promotion de Master II en Journalisme Economique avec le label UNESCO a sorti sa « pionnière » comme ses professeurs l’ont dit. Il s’agit d’un nouveau « diplôme » au Département Interdisciplinaire de Formation Professionnelle appuyé par l’UNESCO. Judokate, forte de près de 18 ans de journalisme sportif, bardée d’un DEA en sciences de l’éducation de l’Ecole Normale Supérieure, elle est aussi sortante de la première promotion du CEDS ou Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques en 2004. Cette année, en parallèle avec son master II, elle a tâté du doctorat en Science politique à l’Institut d’Etudes politiques mais il a fallu faire un choix à un certain moment, elle a tenu à finir d’abord son Master II d’Ankatso cette année. Son mémoire a étudié de A à Z la conception, réalisation, lancement et réussite d’un magazine. Elle a disséqué le milieu du journalisme sportif, ce parent pauvre. Judoka de Saint-Michel, maman de deux petites filles de 11 et 2 ans, « il n’y a pas d’âge pour étudier » nous a-t-elle lancé. A bon entendeur. Et félicitations consœur !
Andry Rajoelina saluant la foule à Antsonjombe. (Photo Kelly)
Andry Rajoelina saluant la foule à Antsonjombe. (Photo Kelly)
Présentation officielle des 117 candidats de l’association « Miaraka Amin’i Prezida Andry Rajoelina (MAPAR), hier, au coliseum d’Antsonjombe. Et qui a vu la présence du président de la transition, Andry Rajoelina. Ce dernier n’a fait qu’assister au show politique sans toutefois prendre la parole. Et ce, probablement en vertu du décret n°2013-270 du code électoral qui stipule, en son article 2 qui stipule que « les autorités politiques non candidates, les ministres, chefs ou membres de partis ou organisations politiques peuvent assister aux manifestations de campagnes électorales pendant la période concernée à condition de s’abstenir de prendre la parole durant lesdites manifestations ou de faire des déclarations d’opinion sur les candidatures en concurrence sous quelques formes qu’elles soient ». Parmi les candidats de MAPAR, citons, entre autres, Maharante Jean de Dieu, Virapin Ramonjisoa, Michelle Ratsivalaka, Lanto Rakotomanga, Naivo Raholdina, Razafimahefa Herimanana, Rossy et Pagès. Un show politique animé par des grosses pointures de la chanson malgache, tels que Jerry Marcos, Melky et Jaojoby.
La CENI-T doit prendre les mesures qui s’imposent pour rétablir la légalité dans le processus électoral.
La CENI-T doit prendre les mesures qui s’imposent pour rétablir la légalité dans le processus électoral.
La Mouvance Ravalomanana demande l’annulation du décret n° 2013-593 qui viole l’article 15 de la Feuille de route.
La Mouvance Ravalomanana a saisi hier la CENI-T en dénonçant le manque de neutralité du président de la Transition durant le processus électoral. Dans sa lettre de saisine signée par Mamy Rakotoarivelo, la Mouvance de l’ancien président évoque le soutien déclaré d’Andry Rajoelina au candidat Hery Rajaonarimampianina dans une interview qu’il a accordée au journal « Le Monde » du 9 novembre 2013. Andry Rajoelina a entre autres déclaré dans cette interview qu’il a donné des consignes à ses ministres pour soutenir Hery Rajaonarimampianina. « Cela constitue un aveu a posteriori de la violation de l’obligation de neutralité par le fait de donner des consignes. », soutient la Mouvance Ravalomanana dans sa lettre de saisine. Avant d’enfoncer le clou : « Ce type d’agissement laisse planer des suspicions légitimes d’utilisation de prérogatives de puissance publique (…). »
Qualité de Président. Par ailleurs, la Mouvance Ravalomanana évoque dans sa lettre les spots publicitaires avec la photo, le nom du Président de la Transition et la mention des candidats députés qu’il soutient. « Ces faits constituent une double infraction : utilisation de prérogatives de puissance publique avec l’usage de sa qualité de Président de la Transition à des fins électoralistes et violation de l’obligation de neutralité par l’engagement numéro 15 de la Feuille de route (Loi n°2011-014 du 28 novembre 2011). », souligne la lettre adressée à la CENI-T. Rappelons que cet engagement numéro 15 de la Feuille de route stipule le Président, le Gouvernement, les Chefs d’Institutions et l’ensemble de l’Administration de la Transition doivent rester neutres dans la période de Transition, en particulier dans le processus électoral.
Annulation. La Mouvance Ravalomanana demande donc à la CENI-T de constater les écarts entre l’article 2 (nouveau) du décret n°2013-593 du 06 août 2013 (NDLR : le décret controversé et brandi par le ministre de l’Intérieur pour justifier les agissements d’Andry Rajoelina) et l’engagement numéro 15 de la Feuille de route. « Il y a une différence énorme entre assister à un meeting politique sans prendre parole et le fait de donner son image et son patronyme pour être utilisés par des candidats et pour soutenir ceux-ci en sachant pertinemment qu’à ces images et patronymes sont rattachés la qualité de président avec toutes les conséquences d’obligation de neutralité. », précise la Mouvance de l’ancien président. Cette dernière demande en même temps à la CENI-T de saisir la juridiction compétente en vue d’annulation du Décret controversé. A noter que le président du CSC qui a reçu une copie de la lettre de saisine de la Mouvance Ravalomanana a lancé hier un rappel à l’ordre à l’endroit des autorités politiques pour le strict respect de l’obligation de neutralité.
Si les enfants dans le système scolaire sont souvent les bénéficiaires des kits scolaires, désormais, les élèves exclus du système éducatif formel pris en charge par les associations affiliées à la Plate-forme des Associations Chargées d’Asama et Post Asama en profiteront également. Un peu plus de 4 000 unités de kits scolaires ont ainsi été distribuées par la Direction de l’éducation préscolaire et de l’alphabétisation hier à Ambohitrimanjaka, au siège de l’Association Sandratra, des démembrements de la Paca qui accueille à elle seule 94 élèves issus de familles nécessiteuses. « Les kits scolaires qui leur sont remis sont les mêmes que ceux distribués dans les écoles primaires publiques », explique Arthur Mananjaona Velonjanahary, Directeur de la Depa. Le programme Asama ou Action Scolaire d’Appoint pour les Malgaches Adolescents, est une méthode spéciale qui consiste à alphabétiser des élèves qui n’ont jamais été à l’école, ou qui sont en déperdition scolaire, à travers des cours spécifiques d’une durée de 6 mois à 1 an afin de leur permettre de passer le CEPE. A Ambohitrimanjaka, les résultats des examens du CEPE ont été une réussite avec un taux de 100 % pour une classe de 22 élèves de l’Association Sandratra Ambohitrimanjaka.