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dimanche, octobre 18, 2026
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Carburants : Les cuves du terminal pétrolier de Toamasina risquent d’être débordées

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La capacité de stockage du terminal pétrolier sera mise à l’épreuve par cette double importation de gas-oil.
La capacité de stockage du terminal pétrolier sera mise à l’épreuve par cette double importation de gas-oil.

Les opérations de stockage des cargaisons de gas-oil importées simultanément par l’État, via la SPM, et par les opérateurs pétroliers dans le cadre de leur programme habituel, sont actuellement en cours, apprend-on de source portuaire.

Le chevauchement de ces deux cargaisons risque, selon les observateurs du secteur pétrolier, de mettre à mal les capacités de stockage du terminal pétrolier de Toamasina.

Embouteillage de carburants

On rappelle que l’État, à travers la State Procurement of Madagascar (SPM), a engagé une opération d’importation de gasoil, avec une cargaison annoncée de 64 000 tonnes métriques destinée notamment à la Jirama. De l’autre, le Groupement pétrolier de Madagascar (GPM) avait déjà programmé ses propres importations dans le cadre du dispositif habituel d’approvisionnement du marché. Arrivées presque le même jour, à savoir le 12 août dernier, ces deux cargaisons, destinées par nature à réguler le marché pétrolier, risquent en effet de provoquer un embouteillage, non pas de voitures, mais plutôt de carburants. Selon nos informations, il serait difficile de parvenir à stocker, à temps, les deux cargaisons dans les cuves du terminal pétrolier du Grand Port. Une situation qui pourrait provoquer un autre problème de taille, lié aux coûts de séjour des bateaux de transport de ces gas-oils au niveau des quais du port de Toamasina. Ce, d’autant plus que l’on apprend l’arrivée prochaine d’une autre cargaison, cette fois-ci d’essence, importée également par la SPM.

Garage

En somme, au-delà de l’arrivée spectaculaire de ces deux cargaisons en une journée, le problème tient à une donnée moins visible : celle de la capacité des cuves disponibles à terre. La situation au niveau du terminal pétrolier de Toamasina pourrait ainsi donner l’image d’une entreprise qui possède un garage pouvant accueillir trois voitures, mais qui en possède six. Même si, pour ses besoins urgents, elle continue à acheter des véhicules pour constituer une réserve, il arrivera forcément un moment où le problème ne sera plus de savoir combien de voitures elle possède, mais où les garer. C’est, toutes proportions gardées, le risque qui se dessine aujourd’hui dans le secteur pétrolier. En somme, les navires peuvent arriver, les produits peuvent être disponibles, mais les cuves constituent un goulot d’étranglement. Le risque est d’autant plus sensible que les différentes opérations d’importation ne se substituent pas nécessairement les unes aux autres. L’importation effectuée par l’État répond à un objectif propre, notamment l’approvisionnement de la Jirama, tandis que les opérateurs pétroliers doivent continuer à assurer leur propre programme d’approvisionnement du marché. Le GPM avait précisément alerté, dès le 11 août, sur les conséquences potentielles de la réquisition des capacités de stockage. Le groupement estimait que cette modification du dispositif pouvait avoir des répercussions sur l’organisation et l’équilibre de la chaîne d’approvisionnement, notamment en matière de stockage, de transfert et de distribution.

Coût logistique

Quoi qu’il en soit, une saturation des capacités de stockage ne signifie pas automatiquement une pénurie dans les stations-service. Mais elle peut perturber toute la chaîne logistique. Le carburant doit être déchargé du navire, stocké, puis transféré progressivement vers les différents dépôts et acheminé vers les régions. Les règles encadrant le système logistique pétrolier prennent d’ailleurs explicitement en compte le stockage et le transport massif du gasoil, du super carburant et du pétrole lampant. Si les capacités à l’arrivée sont insuffisantes, plusieurs scénarios peuvent alors se présenter : ralentissement des opérations de déchargement, attente des navires, réorganisation des transferts, utilisation de capacités alternatives, ou encore nécessité d’accélérer la distribution des stocks déjà présents afin de libérer de l’espace. Et dans cette équation, chaque jour supplémentaire peut avoir un coût logistique qui se chiffre en millions d’ariary. Face à la situation, l’on apprend que le dialogue a débuté entre l’État et les pétroliers.

R.Edmond.

Equation à plusieurs inconnus

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La famine est-elle de nouveau une menace ? La question se pose au regard des tensions qui se manifestent dans plusieurs régions de Madagascar.

Equation à plusieurs inconnus

Plus particulièrement dans le Grand Sud, où la population est confrontée à l’épuisement progressif des stocks, à la faiblesse des revenus des ménages et aux incertitudes climatiques, qui font déjà craindre une nouvelle période difficile, pouvant se prolonger jusqu’au début de 2027. Les analystes de FEWS NET, un réseau spécialisé dans l’anticipation des crises alimentaires, font état d’une « période de soudure précoce qui pourrait désormais se développer entre juillet 2026 et janvier 2027 ».

Pour les ménages les plus pauvres, le principal risque est désormais de voir les réserves alimentaires s’épuiser bien avant l’arrivée des prochaines récoltes. Avec ce que cela suppose de drames sociaux d’envergure, que vivront pas moins de 2,12 millions de personnes, qui devraient se trouver dans une situation nécessitant une assistance alimentaire urgente ou présentant un risque élevé d’y basculer.

Pire, la situation pourrait encore se dégrader entre octobre 2026 et janvier 2027, au cœur de la prochaine période de soudure, durant laquelle environ 3,72 millions de personnes pourraient être confrontées à une situation d’insécurité alimentaire aiguë. Cette projection appelle, en tout cas, à la vigilance des autorités de la refondation, qui seront soumises à un test de capacité à réagir efficacement face à une conjoncture aussi difficile que la menace d’insécurité alimentaire.

La question est dès lors posée : comment éviter que cette nouvelle soudure ne se transforme en une nouvelle crise alimentaire ? La réponse dépendra autant de l’anticipation et du ciblage de l’aide que de l’évolution des prix, des revenus des ménages et, surtout, de la prochaine saison des pluies. Une équation à plusieurs inconnus à résoudre, pour le pouvoir transitoire, qui n’aura pas droit à la tergiversation.

R.Edmond

Tapôlaka Glady Timeless : Rossy prêt pour un défi inédit

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Toute l'équipe de Cool Concept Events et de Rossy ainsi que leurs partenaires sont fin prêts pour ce grand rendez-vous.
Toute l’équipe de Cool Concept Events et de Rossy ainsi que leurs partenaires sont fin prêts pour ce grand rendez-vous.

Le compte à rebours est lancé. Ce samedi 22 août à 15h, le Palais des Sports Mahamasina accueillera le Tapôlaka Glady Timeless, un spectacle d’une ampleur inégalée, porté par Rossy et orchestré par Somaprod et Cool Concept Events. 

Lors de la conférence de presse tenue hier au Palais des Sports, l’artiste a rappelé l’essence de ce projet : répondre à la demande pressante des fans qui souhaitaient revivre l’intégralité de son répertoire. « Cette fois, même la musique d’ambiance sera signée Rossy », a-t-il précisé, tout en annonçant que certains de ses compagnons de scène d’antan viendront également partager ce moment. 

Rossy est revenu sur l’origine du concept Glady : un défi relevé il y a des décennies, avec des moyens rudimentaires, sans ingénieur du son local ni matériel sophistiqué, mais avec une énergie brute et une passion indomptable. Aujourd’hui, la scène malgache s’est transformée : entreprises spécialisées, technologies de pointe, structures modernes. Le Timeless se veut le reflet de cette évolution, pensé pour rivaliser avec les standards internationaux et offrir une expérience totale. 

Le spectacle se déploiera en plusieurs séquences : des moments doux et participatifs, des clins d’œil aux styles traditionnels comme le folk sova, le bal kabosy, le bapampa tomany ou encore l’angorodao, avant de basculer vers l’énergie festive du bal poussière. La relève musicale sera également mise en avant, dans une mise en scène immersive et travaillée. 

L’organisation est pensée pour une fête maîtrisée : sécurité assurée par la FIP et la Croix-Rouge malgache, circulation régulée, retransmission en direct sur Sehatra.com pour la diaspora. La fan zone est déjà complète, preuve de l’attente immense autour de cet événement. Les spectateurs sont donc invités à ne pas attendre le dernier moment pour acquérir leur billet. 

Rossy ne cache pas son ambition : faire du Tapôlaka Glady Timeless un modèle, à travers une tournée dans tout Madagascar, et peut-être au-delà. En attendant, le public vivra ce samedi une expérience rare : un Rossy intégral, intemporel, généreux, qui invite ses spectateurs à participer activement pour une immersion totale dans son univers. 

Hanitra Andria

Madagascar-Japon : Makoto Institute reçoit un don de 90 ouvrages

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Photo de famille des étudiants avec l’ambassadeur du Japon et les dirigeants du Makoto Institute lors de la cérémonie d’hier.
Photo de famille des étudiants avec l’ambassadeur du Japon et les dirigeants du Makoto Institute lors de la cérémonie d’hier.

Le Makoto Institute a franchi une nouvelle étape dans son rôle de passerelle culturelle entre Madagascar et le Japon. Hier, dans ses locaux d’Ankadivato, l’établissement a reçu un don de plus de quatre-vingt-dix ouvrages consacrés à la langue et à la culture japonaises. Ce geste, offert par la Japan Foundation et remis officiellement en présence de l’ambassadeur du Japon à Madagascar, M. Tojima Hitoshi, ainsi que de plusieurs autorités locales, illustre la volonté de renforcer les liens éducatifs et culturels entre les deux pays.

La cérémonie, empreinte de solennité mais aussi de chaleur humaine, a marqué un moment fort pour l’association Makoto et ses différentes branches. Créée pour promouvoir la culture japonaise à Madagascar, la communauté Makoto s’est développée au fil des années en multipliant les initiatives : ouverture du Makoto Institute en 2020, puis du Makoto School en 2023, une école inspirée du modèle éducatif japonais, allant de la petite enfance au secondaire.

Depuis sa création, le Makoto Institute a déjà formé plus de cinq cents élèves. En 2025, il a été officiellement reconnu comme centre de formation professionnelle en langue japonaise. Sa mission est claire : préparer les jeunes Malgaches à maîtriser la langue et à acquérir des compétences professionnelles, ouvrant ainsi des perspectives au Japon et ailleurs.

Hasimiarintsoa Rova Mendrika, fondateur et directeur général, a rappelé son propre parcours. Passionné par la langue japonaise depuis 2012, il a constaté, à l’époque, le manque de débouchés pour les étudiants. C’est ce constat qui l’a poussé à créer Makoto : un espace où l’éducation s’allie à la culture pour offrir aux jeunes des opportunités concrètes. Selon lui, les valeurs japonaises de fidélité et de sincérité doivent servir de socle à une éducation qui forme des citoyens respectables et épanouis.

Makoto se veut un véritable pont culturel et éducatif, en marge de son volet enseignement. En collaborant avec des lycées publics comme ceux de LMA et Ampitatafika, l’institut contribue à l’enseignement du japonais dans le système scolaire malgache. Ce don de livres vient renforcer cette ambition : il enrichira les ressources pédagogiques et permettra aux élèves d’approfondir leur connaissance de la culture nippone.

Pour l’ambassadeur Tojima Hitoshi, cette initiative illustre la coopération bilatérale entre Madagascar et le Japon, fondée sur le respect mutuel et la prospérité partagée. Elle symbolise une vision : celle d’un avenir où les jeunes Malgaches, formés à la langue et aux valeurs japonaises, deviendront des acteurs clés du dialogue entre les deux nations.

Hanitra Andria

Expression : Aux oubliettes !

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Les scribes modernes sont désormais négligés. Aujourd’hui, ce sont ceux qui apparaissent le plus sur les petits écrans des smartphones qui sont suivis, écoutés. Ils savent parler, impressionnent les jeunes, attirent les entreprises.

La nouvelle technologie gagne de plus en plus d’ampleur. Oui, il serait tout de même absurde de dire qu’elle ne sert à rien. Elle est incontournable. Elle constitue un trait d’union entre homo economicus et homo connectus. Pas étonnant si les publicités et les affichages sont désormais gérés par les stars des nouveaux médias, au détriment de certains organes de presse fidèles au vieux jeu. Le « game » a changé ! Dans un endroit vulnérable aux inondations, savoir nager n’est guère une solution pérenne. Il faut s’adapter. En effet, les professionnels de l’information s’y mettent. Les articles publiés dans les journaux, les émissions autrefois diffusées à la télévision ou sur les ondes sont désormais retransmis en direct sur les réseaux sociaux, notamment Facebook. En revanche, le public, majoritairement jeune, les « scrolle » sans hésiter, si ce n’est pour quelques flashs d’information, impressionnants par leur forme ouverte ou implicite. « Les jeunes, pour la plupart, ne s’intéressent guère aux informations livrées par la presse conventionnelle. Ils sont plutôt dans le talk-show. Pour eux, la presse est synonyme de politique, donc pour les vieux. En outre, les étudiants sont obligés de la suivre parce que non seulement leurs études en dépendent, mais l’exigence vient des enseignants », constate l’ingénieur en télécommunication Sandrinet Randriantsoa.

Les vedettes du moment recherchent des scènes teintées d’humour, des paroles relativement crues ou encore des mimiques faciales, autant d’atouts capables de capter l’attention du public. Cette image, bien que tout le monde soit convaincu qu’elle puisse mener aussi bien à l’aboutissement, c’est-à-dire au profit du créateur, qu’à l’abrutissement de la population, ne doit toutefois pas conduire à mettre toutes ces étoiles montantes dans le même sac. Bon nombre de créateurs de contenu stimulent l’esprit. Cette voie mérite d’être soulignée. À vrai dire, la communication à travers les médias sociaux semble fluide. C’est justement cette expression sans rhétorique ni allégorie qui capte la jeunesse. « Ils n’ont plus le temps de décoder le message. Ils apprécient les personnes qui vont droit au but », explique l’apprenti sociologue de l’Université d’Ambohitsaina, Vincent Colin Andriamahenika. De surcroît, le régime Fañavaozana, quoiqu’il n’affiche pas ouvertement sa position, favorise les célébrités des réseaux. D’une part, le gouvernement, convaincu de « l’art de persuasion » de celles-ci à travers le nombre d’abonnés, les oriente subtilement vers son idéologie politique. Certes, cette stratégie est pratiquée dans diverses nations du monde. Toutefois, celle de la Grande-Île semble complètement inédite. Facebook devient ainsi un terrain de dispute, d’outrage et de diffamation publique, bref, de désinformation. Sous un autre angle, le renversement de l’administration Rajoelina aurait été rapide, à la faveur d’une communication largement portée par les influenceurs. Donc, de peur que cela ne se reproduise, ou plutôt par crainte d’un retournement de situation, le pouvoir gâte follement les nouvelles figures d’opinion.

Iss Heridiny

Cheptel Tavaratra : Entre conservation et défi

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Conserver la race demeure un défi majeur dans le Nord.
Monsieur Ludovic est convaincu que l’élevage contemplatif ne génère plus de revenus.

Le sang Brahman ne passe pas inaperçu chez Monsieur Ludovic, à Bitahitry, dans le district de Diego II. Dès que le regard se pose sur son troupeau, la différence saute aux yeux. La silhouette des bêtes, leur taille, dénotent l’héritage de cette race introduite entre 1950 et 1960 à Madagascar, dans une perspective d’amélioration des performances du zébu malgache. Le résultat ne tient pourtant pas uniquement à la génétique. Ces animaux imposants exigent une conduite d’élevage rigoureuse. Cela relève d’un bel effort, mené avec méthode, dans une logique intensive qui tranche avec l’image parfois figée d’un cheptel abandonné à lui-même dans les pâturages.

Les zébus doivent être suivis, alimentés, abreuvés. C’est d’ailleurs la passion de Monsieur Ludovic. « Leur état sanitaire fait l’objet d’une vigilance régulière. Cette exigence est d’autant plus importante que l’élevage septentrional évolue dans un environnement où les conditions naturelles deviennent de moins en moins prévisibles », témoigne-t-il. L’accompagnement institutionnel prend ici tout son sens. Ce bouvier de qualité bénéficie de l’appui du ministère de l’Élevage, par l’intermédiaire de la Direction régionale de l’Élevage, la DIREL-DIANA. Les techniciens se rendent régulièrement sur son exploitation afin de suivre l’état sanitaire du troupeau, d’apporter des conseils adaptés aux réalités du terrain et de mettre à disposition les produits vétérinaires nécessaires. Cette présence ne constitue pas un luxe pour l’éleveur. Elle représente une sécurité dans un secteur où une maladie, une mauvaise alimentation ou une période prolongée de sécheresse peuvent rapidement compromettre plusieurs années de travail.

Le directeur régional de l’Elevage de la Région DIANA, Dr Etienne Fenozandry a effectué une descente à Bitahitry.

Un élevage au cœur de l’économie du Nord

Les zébus de Bitahitry révèlent une réalité beaucoup plus vaste. La vie pastorale y occupe une place considérable dans l’économie. Considéré comme une richesse depuis la nuit des temps, l’aomby représente avant tout un patrimoine familial et une réserve économique, voire un marqueur social. La possession d’un troupeau ne se mesure donc pas uniquement en kilogrammes de viande ou en valeur marchande. Elle renvoie à une accumulation patiente, transmise d’une génération à l’autre. Mais ce patrimoine vivant est désormais confronté à une nouvelle équation. Le climat change, et l’éleveur en mesure les conséquences sans avoir besoin de statistiques pour les constater. Les saisons deviennent moins lisibles, les périodes sèches peuvent s’allonger, les points d’eau se raréfient et les pâturages perdent leur capacité à nourrir correctement les animaux.

La race demeure.

Le problème de l’eau devient alors une question centrale

Dans certaines zones du Nord, les animaux n’arrivent plus à boire convenablement. Les points d’abreuvement deviennent insuffisants, irréguliers. Or, un troupeau ne peut maintenir sa productivité sans accès régulier à une eau de qualité. Une bête qui marche davantage pour atteindre un point d’eau dépense de l’énergie. L’éleveur se retrouve ainsi face à une contradiction : il possède un cheptel capable de produire davantage, mais son environnement ne lui garantit plus les conditions nécessaires pour exprimer ce potentiel. C’est là que le dérèglement climatique cesse d’être une formule réservée aux conférences. Il devient une réalité dans les pâturages.

Bitahitry, en l’espace d’une décennie, perd sa verdure.

La génétique, l’autre bataille des éleveurs

Le défi ne s’arrête toutefois pas à l’eau. La question de la génétique constitue une autre préoccupation. Le zébu malgache possède une remarquable capacité d’adaptation à son milieu, mais la gestion des troupeaux pose parfois le problème de la consanguinité. Lorsque les reproducteurs proviennent trop souvent d’un même noyau familial et que les échanges entre troupeaux restent limités, le risque d’accouplements entre animaux apparentés augmente. À terme, cette situation peut réduire la diversité génétique et fragiliser les performances du cheptel. « La question est d’autant plus stratégique que l’élevage malgache cherche précisément à améliorer la productivité des animaux. Introduire des races ou des lignées présentant certaines qualités peut apporter des réponses en matière de croissance, de conformation ou de résistance. Mais l’amélioration génétique ne saurait se résumer à croiser deux animaux et à attendre un résultat. Elle suppose une sélection raisonnée, un suivi des reproducteurs et une connaissance du troupeau », explique le directeur régional de l’Élevage, Dr Étienne Fenozandry. Sans cette maîtrise, l’amélioration recherchée peut elle-même devenir une source de difficultés. L’expérience de Monsieur Ludovic illustre ainsi une mutation progressive de l’élevage dans le Nord. Le zébu n’est plus seulement cet animal que l’on laisse paître jusqu’à ce qu’il atteigne sa maturité. Il devient le résultat d’une stratégie d’élevage. La génétique compte, mais elle ne fait pas tout. L’alimentation, l’eau, la prophylaxie et le suivi vétérinaire comptent tout autant. La transformation est nécessaire, étant donné que les producteurs évoluent dans un contexte où les anciennes habitudes ne suffisent guère. Les ressources hydriques doivent être sécurisées. Les reproducteurs, aussi, doivent être mieux sélectionnés.

Conserver la race demeure un défi majeur dans le Nord.

Produire davantage dans un environnement qui change

Le véritable enjeu se trouve peut-être là : passer d’un élevage soumis aux aléas à un élevage capable de les anticiper. Cela demande des investissements, mais aussi une politique publique adaptée aux réalités du terrain.

En outre, il serait illusoire de demander aux paysans de produire davantage sans s’interroger sur les conditions dans lesquelles ils doivent travailler. À Bitahitry, les Brahman de Monsieur Ludovic donnent une image presque spectaculaire de cette évolution. Leur corpulence attire le regard, leur présence témoigne d’un travail génétique engagé depuis plusieurs années. Sous un autre angle, cette réussite apparente n’est qu’une façade. Les bouviers sont inquiets. « Allons-nous conserver ce patrimoine après quelques années ? », se demandent-ils. Jusqu’à quand le zébu malgache devra-t-il continuer à s’adapter sans perdre les qualités qui ont fait sa réputation ? Les ruraux, quant à eux, prient pour que le ciel soit clément afin de préserver la race Brahman.

Il faut tout de même le dire : cette bataille est multisectorielle. Que les concitoyens prennent également conscience du danger causé par le réchauffement climatique.

Iss Heridiny

Moramanga : Deux morts après le violent choc d’une semi-remorque contre un taxi-be

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L’accident à Moramanga.
L’accident à Moramanga.

Deux membres d’une même fratrie ont perdu la vie dans un accident de la circulation survenu mardi soir sur la RN2, à Ampasipotsy Gara, dans le district de Moramanga. Trois autres personnes ont été blessées dans cette collision impliquant un taxi-be et une semi-remorque. Selon les informations recueillies auprès des autorités locales, les victimes faisaient partie d’une famille en provenance d’Antananarivo, qui se rendait à Foulpointe dans le cadre des vacances.

Leur véhicule, un taxi-be de location affrété pour un trajet spécial, aurait été immobilisé sur le bas-côté après avoir subi une panne. Le capot du véhicule avait été ouvert afin de permettre aux occupants de vérifier l’origine du problème. C’est à ce moment-là qu’une semi-remorque en provenance d’Antananarivo aurait violemment percuté l’arrière du taxi-be. Sous la puissance du choc, le taxi-be a été projeté vers l’avant, heurtant violemment plusieurs personnes qui se trouvaient devant le véhicule, indiquent les forces de l’ordre.

Deux membres d’une même fratrie ont succombé à leurs blessures. Trois autres personnes ont été blessées et évacuées vers l’hôpital de Moramanga pour recevoir les soins nécessaires. Après l’accident, le chauffeur du poids lourd aurait pris la fuite, laissant son véhicule et son aide-chauffeur sur les lieux. Ce dernier aurait expliqué aux enquêteurs qu’il s’était endormi et n’avait repris connaissance qu’après la collision.

Les premières constatations font également état d’un possible problème d’éclairage du semi-remorque. Ses feux auraient été insuffisamment visibles au moment des faits. Dans la foulée de l’accident, des informations faisant état de la reddition du chauffeur à la brigade de gendarmerie de Brickaville ont circulé, une information démentie par les autorités. Selon ces dernières, le chauffeur ne s’est pas présenté à la gendarmerie et demeure activement recherché. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident et d’établir les éventuelles responsabilités.

Yv Sam

Ampitatafika : Un cambrioleur blessé par balle lors d’une tentative d’intrusion

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Le malfaiteur blessé par balle.
Le malfaiteur blessé par balle.

Un jeune homme d’environ 20 ans a été blessé par balle dans la nuit du mercredi 19 août, vers 3 heures du matin, alors qu’il tentait de s’introduire dans une maison à Ampitatafika. Selon le propriétaire des lieux, il s’agissait de la deuxième tentative d’intrusion attribuée au même individu. Lors de la première, le jeune homme aurait déjà forcé une petite ouverture de la maison avant de prendre la fuite, après avoir été repéré par les occupants, qui avaient alors appelé à l’aide. Cette fois, la situation a pris une autre tournure. Un membre des forces de l’ordre résidant dans la maison se trouvait sur place au moment des faits. Ayant entendu quelqu’un tenter à nouveau d’ouvrir la petite porte, il aurait immédiatement fait usage de son arme à feu, sans avoir au préalable alerté le voisinage. Le projectile a atteint le jeune homme. Blessé, celui-ci s’est alors mis à appeler au secours, criant qu’il était en train de mourir. La balle n’aurait toutefois pas atteint une zone vitale, ce qui a permis au jeune homme de rester conscient et de solliciter de l’aide. Originaire de Mandrosonoro, le jeune homme serait venu dans la capitale dans l’espoir d’y trouver de meilleures conditions de vie. Après les faits, il a été pris en charge par les gendarmes du poste fixe d’Ampitatafika, qui ont ouvert une enquête afin d’établir les circonstances exactes de cette tentative d’intrusion et du tir. Le blessé a été évacué vers un centre de santé pour recevoir les soins nécessaires. À l’issue de l’enquête, il devrait être présenté devant la justice.

Yv Sam

Ambohimanambola : Lanonam-pamadihana nivadika ho vono olona

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Ny alin’ny alatsinainy lasa teo, nitrangan’ny savorovoro niafara tamin’ny fikasihan-tanana sy fampiasàna zava-maranitra tao amin’ny fokontany Andranomasina, kaominina Ambohimanambola, distrikan’i Mandoto. Vokany olona iray namoy ny ainy, telo naratra, ary roa voasambotry ny zandary. Taorian’ny lanonana famadihan-drazana no niseho ny fifamaliana teo amin’ny fianakaviana roa tonta. Araka ny fampitam-baovao azo avy an-toerana dia fianakaviana iray fasana izy ireo, zanaky ny lahy sy ny zanaky ny vavy, saingy tsy mifarana-tsaina. Naharitra andro maromaro ny famadihana ary ny an’ny ankilany efa vita tamin’ny alahady teo ny famonosana ireo razana. Ny an’ny andaniny kosa ny talata teo no vao vita. Taorian’ity lanonana tamin’ny talata alina teo ity no niseho ny savorovoro. Nihamafy ny fifamalina ary tonga hatramin’ny fikasihan-tanana. Ary nisy tamin’ireo olona no nampiasa antsy. Nandriaka ny rà. Raha ny vaovao azo, nisy iray tamin’izy ireo no voatsindron’antsy teo amin’ny kibony. Namoy ny ainy ity farany na dia teo aza ny famonjena nataon’ireo fokonolona. Nisy roa hafa, voalaza fa naratra mafy ary efa nentina nihazo toeram-pitsaboana koa. Nitsoaka nandositra taorian’io ireo nahavoa ka nifanenjahana. Tsy ela ihany koa dia voasambotra ireo. Mpianaka izy ireo raha ny vaovao azo : ny rainy sy ny zanany. Marihana fa naratra mafy ihany koa ilay zanany fa efa nahazo fitsaboana tamin’ireo mpitsabo teny an-toerana. Efa eny am-pelan-tanan’ny zandary moa ny raharaha amin’izao fotoana io ary efa mandeha ny fanadihadiana isan-karazany. Notanana natao andrimaso kosa izy mianaka, voalaza ho tompon’antoka tamin’ilay tsindrona antsy.

m.L

Soa De Valiha : Influenceuse lasa polisy

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Nahafantaran’ny maro azy ny fandraisana anjara mavitrika nandritra ny tolona tamin’ny 25 septambra 2025. Izy ilay tovovavy matanjaka izay nitora-bato ireo mpitandro ny filaminana mbola niaro ny fitondràna tamin’izany. Ary tena tora-dehilahy ny torak’i Soa De Valiha. Nanomboka teo dia nisokatra ho azy ny làlana maro ary nitombo laza ihany koa teo amin’ny tambajotra sosialy. Lasa ireny « influenceuse » ireny i Soanomena A.P. Matetika mandeha izy rehefa misy ny lanonam-panjakana eto amin’ny firenena ary nanakaiky ireo mpitondra ankehitriny koa, indrindra ny etsy Atsimondrano. Tsy nionona tamin’izany i Soa De Valiha fa mba nijery ny hoaviny milamina koa ary nanapa-kevitra ny nandray anjara tamin’ny fifaninana hiditra ho polisy. Afaka soa aman-tsara izy ary tao anatin’ireo lisitry ny « agent de police » hofanina ao amin’ny sekolin’ny polisim-pirenena. Raha ny fantatra dia matianina amin’ny fifaninanana hazakazaka izy ary efa nanao tamin’ny klioba maro momba izany. Nahoraka nanomboka omaly ity vaovao momba ity tovovavy malaza nanomboka ny taon-dasa teo ity. Tao ny nanisy sira hoe mpitora-bato lasa polisy ary mety ho anjarany indray izany any aoriana any ny ho voatora-bato rehefa ao anaty tolom-bahoaka. Betsaka koa anefa ny nirary soa ho azy satria raha ny fahasahiany sy ny toe-batany voarafitry ny fanatanjahan-tena dia mamaly tsara ny filàn’ny polisy.

D.R