- Publicité -
dimanche, octobre 11, 2026
- Publicité -
Accueil Blog Page 19

Nécrologie du 3 octobre 2026

0

Cliquer pour agrandir

Midirama – Le nouveau jour férié est arrivé, mais rares sont les choses qui changent. Le nouveau 14 Octobre est là, une retouche, pas de date mais de l’histoire

0

Le 14 Octobre au même rang que le 26 Juin c’est-à-dire qu’il y aura similitude de festivités (défilé, discours) et surtout même journée fériée pour vaquer aux mêmes libations). Même sens ?  Le 14 Octobre fêtait la naissance de la République c’est-à-dire en gros la dotation du pouvoir au peuple non à une dynastie de sang royal et encore moins à une domination étrangère. Voilà pourquoi cette journée selon les initiateurs elle sera dorénavant dénommée la fête de « la Liberté ». Question ? Est-ce que ce ne serait pas plutôt une couronne de fleurs de plus offerte à la Première République et surtout à son principal fondateur, feu Philibert Tsiranana, d’autant que les préparateurs de cette restauration viennent du fief du Premier président de la République. Il est fort à parier qu’un pèlerinage sera organisé et aboutira à Anahidrano, ville natale dont le fils est l’illustre Tsiranana Philibert. Simple coïncidence de date peut-être mais c’est la même date qu’Andry Rajoelina s’est dérobé à la vindicte populaire en se faisant exfiltrer par un avion et équipage militaire français à l’Île Sainte Marie. Mais la motivation se réduit-elle à ces divers arguments ?  En ces temps sensibles politiquement, n’y-a-t-il pas un relent de volonté d’écarter à jamais, encore une fois, un pouvoir jadis hégémonique, qui, une fois la République établie, on a voulu ne plus le restaurer ? On a trop vite omis que l’intégralité de la deuxième et le début de la troisième République avaient comme principaux acteurs des personnalités non issues de la partie des Malgaches hégémoniques d’avant la colonisation. Pour dire que cette date historique élevée au pinacle de l’histoire du pays ne peut qu’ébranler une unité nationale longuement bâtie, mais encore fragile, par des combattants armés seulement de valeurs non partisanes. Puis tant qu’on y est, pourquoi le 14 Octobre ne sera pas consacré comme fête de La Liberté, de l’Egalité et la de Fraternité ? Mais comme la politique à Madagascar est comme elle, c’est-à-dire instable, certains diront encore une fête ? Oui, le Nouveau Beaujolais est arrivé !

Les Américains sont là, persistent et signent pour nos terres rares

Jamais nos plus hautes autorités n’ont été autant sollicitées par les personnalités de la diplomatie américaine. « Cette succession de contacts de haut niveau révèle un intérêt américain devenu plus soutenu pour Madagascar, alors que la compétition internationale autour des minerais critiques s’intensifie » avons-nous lu dans nos colonnes. Plus clairement, ils veulent nos terres rares et damer le pion à l’avantage concurrentiel en la matière des Chinois qui sont déjà présents chez nous.

Au cœur des négociations diplomatiques se trouve d’abord le projet Vara Mada porté par Energy Fuels dans le Sud-Ouest de Madagascar, lequel prévoit notamment la production de minéraux lourds contenant de la monazite, source de terres rares. Il faut préciser qu’au début il était question d’ilménite comme à Fort Dauphin puis sont objet s’est tourné vers la monazite ce qui est en fait une source précieuse pour les « aimants » des technologies vertes, (pour les véhicules électriques notamment). La monazite qui est un « sous-produit » de l’extraction principale d’ilménite (titane), rutile et zircon sera exportée vers l’usine White Mesa Mill d’Energy Fuels aux États-Unis. Il faut noter que la monazite est « naturellement radioactive » en raison du thorium et de l’uranium qu’elle contient. Donc le risque de contamination de l’environnement et de la population n’est pas à exclure.

Voilà pourquoi le projet initial Toliara Sands a fait l’objet de controverse jusqu’au plus haut niveau de l’Etat et il semble que maintenant tout soit rentré dans l’ordre. Et les négociations entre les investisseurs et les autorités vont dans le sens d’un règlement, quand en est-il de la santé de la population ? Advienne que pourra semble-t-on dire.

Les Gen Z sont-ils résignés ?

Puis il ne faut pas minimiser que le 25 septembre 2025 dernier, tombait Andry Rajoelina. Les Gen Z, artisans de la chute d’un pouvoir corrompu et incompétent, sont très critiques sur l’évolution de la situation. L’eau et l’électricité ne sont pas encore là, les changements institutionnels voulus sont imperceptibles. Voilà où on est à Madagascar. Quand résilience veut dire résignation.

M.Ranarivao

Antananarivo-ville : La population stressée par les délestages et les embouteillages

2


Ces fléaux ralentissent les activités économiques et freinent le développement de la capitale, mais ils provoquent également des effets psychologiques.

Tana suffoque

L’ouverture de la gare routière à Amoronankona, censée lutter contre l’anarchie et les désordres du côté du Fasan’ny Karana, a provoqué une autre problématique d’une envergure non-négligeable. En effet, cette décision ministérielle provoque des embouteillages monstres qui s’étendent jusque dans le centre-ville. Le By-Pass, une voie rapide construit pour désengorger la ville et fluidifier la circulation, est désormais devenu un véritable enfer pour les usagers de la route. L’axe Sud Iavoloha jusqu’à Amoronankona se fait en deux heures au minimum pendant les heures de pointe. Et ce, malgré les efforts considérables fournis par les éléments de la Police de la route dont la présence semble avoir été augmentée le long du By-Pass. Du côté de la nouvelle gare routière, le laxisme commence à se faire remarquer. Depuis quelques temps, les embouteillages touchent également le Rocade d’Iarivo surtout pendant les heures de pointe. Pour ce qui est du centre-ville, aucun axe n’est épargné en cette période de rentrée scolaire. A noter toutefois l’existence de plusieurs mesures et nouvelles organisations prises par la Commune Urbaine d’Antananarivo et par la Police nationale pour alléger les bouchons. Mais avec l’augmentation incessante et incontrôlable du nombre de voitures et des deux roues qui circulent dans les différents quartiers de la Ville des Mille, cela ne suffit pas.

Promesses non-tenues

Un autre phénomène favorise le stress des Tananariviens. Il s’agit du délestage qui fait son retour en force. En effet, un an après la montée au pouvoir du régime de la Refondation, ce fléau qui était pourtant à l’origine du soulèvement populaire ayant entraîné le renversement du régime Rajoelina est, encore bel et bien, présent dans le quotidien des Malagasy, particulièrement des Tananariviens qui font face à plusieurs coupures d’électricité allant parfois jusqu’à 4 heures sans lumière par jour. Pour l’heure, le délestage constitue une des promesses non-tenues qui risquent de ternir l’image des tenants du pouvoir. Pas plus tard qu’hier, la Compagnie Nationale d’Eau et d’Electricité de Madagascar (Jirama) a encore publié un programme de délestage tournant qui avait touché la plupart des zones desservies par le Réseau Interconnecté d’Antananarivo (RIA). D’après les explications, malgré la pluie artificielle que l’on avait provoquée depuis jeudi, la RIA connaît encore un gap de 15 MW par rapport aux besoins réels des usagers. Si l’on s’en tient à cette annonce, chaque quartier devait subir 2 heures de coupures mais, en réalité, dans plusieurs zones, cette durée n’a pas été respectée. A noter cependant que la Jirama a aussi annoncé hier une augmentation de 9,5MWc de la production de l’électricité grâce à l’opérationnalisation d’un parc solaire à Moramanga. Quoiqu’il en soit, mis à part les dégâts provoqués sur le plan économique, les embouteillages et des délestages favorisent aussi des troubles sur le plan psychologique.

Davis R

Ambassade de France : Jean-Marc Grosgurin prend officiellement ses fonctions

1
Jean-Marc Grosgurin (à droite) a présenté ses lettres de créance à Michaël Randrianirina.
Jean-Marc Grosgurin (à droite) a présenté ses lettres de créance à Michaël Randrianirina.

La France a un nouveau représentant diplomatique à Madagascar. Jean-Marc Grosgurin a officiellement pris ses fonctions après avoir présenté ses lettres de créance au chef de l’État, le colonel Michaël Randrianirina, le 30 septembre dernier, au palais d’État d’Iavoloha. La représentation diplomatique française à Madagascar change ainsi de titulaire. Jean-Marc Grosgurin succède à Arnaud Guillois à la tête de l’ambassade de France. La cérémonie de présentation des lettres de créance marque officiellement le début de sa mission diplomatique auprès des autorités malgaches. À cette occasion, le nouvel ambassadeur a réaffirmé sa volonté de poursuivre et d’approfondir les relations de coopération et de partenariat entre Paris et Antananarivo. Une coopération qui veut repartir sur de nouvelles bases après le changement de régime en octobre 2025 et qui entend s’étendre à plusieurs secteurs stratégiques. Le développement, l’éducation, l’enseignement supérieur, la culture, la santé, la défense et la sécurité figurent notamment parmi les principaux domaines de collaboration entre les deux pays. La nomination de Jean-Marc Grosgurin intervient alors que les relations franco-malgaches évoluent dans un environnement diplomatique marqué par la volonté affichée des nouvelles autorités malgaches de diversifier les partenariats internationaux de Madagascar, notamment avec la Russie.

Rija R.

Madagascar-Russie : Moscou apprend la langue russe aux militaires malgaches

5

La Russie poursuit son implantation dans le paysage sécuritaire malgache. Seize militaires et gendarmes malgaches ont commencé des cours de langue russe à la Maison russe de Madagascar. Présentée comme une initiative culturelle destinée à renforcer les relations bilatérales, cette formation s’inscrit aussi dans une dynamique plus large de rapprochement sécuritaire entre Antananarivo et Moscou, notamment autour de l’Africa Corps.

Une présence russe qui se construit progressivement, depuis le début de cette année 2026, jusque dans les rangs des forces de défense malgaches. Cette fois, le terrain d’approche est linguistique. Une initiative qui, derrière son habillage culturel, révèle une nouvelle facette de la stratégie d’influence de Moscou auprès des institutions militaires malgaches. Pour la majorité des participants, selon ce centre culturel russe, il s’agit d’une première expérience avec la langue russe. « La langue russe est intéressante, même si elle se distingue des langues que nous avons l’habitude d’entendre. La première journée s’est très bien déroulée. Nous remercions la Maison russe de Madagascar d’avoir organisé un groupe spécialement destiné aux militaires », a déclaré le lieutenant Tojonirina Thierry, rapporté par la Maison russe.

Mais l’intérêt de cette formation dépasse largement la découverte d’une nouvelle langue. Selon la Maison russe, les participants ont notamment évoqué son utilité potentielle dans l’exercice de leurs fonctions, particulièrement pour faciliter les échanges avec les instructeurs russes de l’Africa Corps, relevant du ministère russe de la Défense. Ce rapprochement linguistique survient, en effet, dans un contexte d’intensification des relations entre Madagascar et la Russie dans les domaines de la défense et de la sécurité.

Après les initiatives de coopération militaire, les donations d’équipements et les activités de formation associées à l’Africa Corps, l’apprentissage du russe auprès des militaires malgaches constitue un prolongement de cette présence. La démarche russe mérite ainsi d’être observée au-delà de sa dimension culturelle. La diffusion de la langue, l’organisation de formations spécifiques et le développement de relations avec les acteurs militaires participent à la construction d’une proximité qui peut progressivement dépasser le cadre des échanges traditionnels entre États. Moscou semble ainsi miser sur une diplomatie à plusieurs niveaux, notamment la coopération militaire, le rayonnement culturel et, désormais, l’apprentissage linguistique ciblé.

Rija R.

José A. Solofoharijao : Pour un « bouclier social » face aux mesures du FMI

1
Le LFN est pour la réduction du train de vie de l’État.
Le LFN est pour la réduction du train de vie de l’État.

Le dirigeant du parti Liana Fahasoavana ny Nosiko (LFN Madagascar) réagit après le déblocage de 155 millions de dollars par le Fonds monétaire international.

Profonde inquiétude. « Le Conseil d’administration du FMI vient de valider le déblocage de 155 millions de dollars pour Madagascar au titre des programmes FEC et FRD. En tant que dirigeant de LFN Madagascar, guidé par l’idéal de l’humanisme social au XXIe siècle, j’exprime ma profonde inquiétude face aux conséquences de cette décision sur la Nation ».

Légitimité démocratique. D’après José A. Solofoharijao, trois réalités majeures doivent interpeller la communauté financière et les acteurs économiques.

Déficit de souveraineté. Engager l’avenir financier de 30 millions de Malgaches à travers des réformes à long terme, alors que les dirigeants actuels ne disposent pas de la légitimité issue des urnes, pose un problème éthique et démocratique majeur.

Pouvoir d’achat. « Le silence obtenu sous la contrainte politique ne vaut pas consentement populaire », estime-t-il. Le deuxième point concerne janvier 2027. Les critères techniques du FMI imposent la vérité des prix du carburant et la restructuration de la Jirama. Sans mesures d’accompagnement, ces mesures vont, à son avis, asphyxier le pouvoir d’achat, déjà critique, des ménages malgaches.

Gel des prix. Le troisième point porte sur l’urgence d’un « bouclier social ». La richesse d’un pays ne se mesure pas à l’aune de ses agrégats macroéconomiques, mais à la dignité de sa population. Le numéro un du LFN exige la transparence totale sur l’affectation de ces fonds et le gel des prix tant qu’un plan de protection des plus vulnérables n’est pas mis en place. L’humanisme social refuse de voir le développement se faire contre le peuple. Pour lui, « l’austérité doit commencer par le train de vie de l’État et non pas le panier de la ménagère ».

Recueillis par Nadia R.

Marc Ravalomanana : Rencontre avec les responsables des FokoTim de la capitale

1
Marc Ravalomanana lors de sa rencontre avec les responsables du FokoTim du Ve arrondissement, hier.
Marc Ravalomanana lors de sa rencontre avec les responsables du FokoTim du Ve arrondissement, hier.

Alors que la classe politique se repositionne à l’ère de la Refondation, l’ancien président soigne sa base historique. Après ses tournées en province, il boucle la mobilisation des six arrondissements de la capitale.

Ravalomanana ne laisse rien au hasard. Hier, l’ancien président et fondateur du Tiako i Madagasikara (TIM) a rencontré les responsables du FokoTim du Ve arrondissement d’Antananarivo, bouclant ainsi sa série de réunions avec les structures de base de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA).

Bastion historique

En quelques jours, le leader du TIM aura, tour à tour, échangé avec les responsables des Ier, IIe, IIIe, IVe, Ve et VIe arrondissements. Objectif affiché : donner les directives politiques, affûter les stratégies électorales et assurer la formation idéologique et organisationnelle des dirigeants qui seront déployés dans les fokontany de la capitale. Ce choix de commencer, ou plutôt de finir, par Antananarivo n’est pas anodin. La capitale a toujours été le bastion historique du TIM et le baromètre de la vie politique nationale. C’est ici que Marc Ravalomanana a bâti sa légende de maire bâtisseur avant d’accéder à la présidence en 2002, et c’est ici qu’il a subi ses plus cuisants revers après 2009.

Machine organisationnelle

En verrouillant les six arrondissements, l’ancien président envoie un double message. D’abord à ses troupes : « Venir ensemble, c’est le commencement ; travailler ensemble, c’est la réussite », a-t-on martelé lors des rencontres. Ensuite à ses adversaires : le TIM est toujours une machine organisationnelle, capable de mailler les 192 fokontany de la CUA, là où beaucoup d’écuries politiques n’existent que sur les réseaux sociaux. Le mot d’ordre, « Anio no fotoana – The Time is Now », traduit d’ailleurs l’urgence du moment. Alors que d’autres formations sont déjà en ordre de bataille pour les prochaines échéances électorales, dont le calendrier reste à préciser dans le contexte de la Refondation, Ravalomanana veut prendre une longueur d’avance sur le terrain, pas seulement dans les déclarations médiatiques.

Structuration durable

Reste une question que les observateurs ne manqueront pas de poser : cette remobilisation vise-t-elle un retour au premier plan de l’homme lui-même, ou la préparation d’une nouvelle génération du TIM ? À 76 ans, l’ancien président reste incontestablement la figure centrale du parti, mais la multiplication des rencontres de proximité suggère aussi une volonté de structuration durable, au-delà de sa seule personne. Dans tous les cas, le signal est clair : à l’heure où la recomposition politique s’accélère, le TIM entend bien rester un acteur incontournable, en commençant par reconquérir méthodiquement sa base naturelle.

Julien R.

Neny ô

0

El Ninõ signifie en espagnol « le garçon » ou « le bébé ». Le phénomène climatique naturel a été baptisé ainsi car ses effets majeurs se produisent autour de Noël, c’est-à-dire au moment de la célébration de la naissance de « l’Enfant Jésus ».

Neny ô

Il est fort possible que les personnes affectées par les impacts éventuels, à Madagascar, du phénomène climatique naturel s’exclament « Neny ô ». Ou même « Ninô », pour exprimer en phonétique le parler des gens dans certaines contrées rurales. El Ninõ risque effectivement d’avoir des effets dramatiques, comme la sécheresse, les feux de forêt, les inondations, les mauvaises récoltes, la flambée des prix, la pénurie alimentaire, le ralentissement des activités de pêche à cause de l’appauvrissement en nutriments des océans. Il n’est pas exclu que le spectre du « kere » et les perturbations climatiques puissent engendrer des déplacements de population à l’intérieur même du pays, à défaut de pouvoir migrer hors des frontières. Les mouvements de population risquent de toucher particulièrement le peuple nomade du Sud, habitué à l’exode vers des régions moins hostiles comme le Nord-Ouest de la Grande Île. Les impacts d’El Ninõ et les flux de réfugiés climatiques pourraient être source de conflits socio-économiques. Sans oublier les effets éco-épidémiologiques, à cause de la diffusion et de la transmission de maladies vectorielles entraînées dans son sillage par le phénomène océanographique cyclique le plus intense jamais enregistré ces dernières années. À tel point qu’il est qualifié de « Super El Ninõ », par comparaison, peut-être, avec la série télévisée « Super Nanny », quoique le phénomène climatique soit loin d’être de la téléréalité. Ce n’est pas non plus un personnage de légende comme le père Noël, même si « El Ninõ » se manifeste surtout autour du 25 décembre. Soit deux mois après la date du 25 septembre, synonyme de bouleversement du climat politique à Madagascar.

R.O

Filière cacao : Vers une politique nationale tournée vers la protection des intérêts des producteurs

0
La ministre Haingotiana Andriamadison, qui est aussi présidente du CNC, dont le vice-président, Philippe Fontayne, a été élu président du Conseil international de l’ICCO.
La ministre Haingotiana Andriamadison, qui est aussi présidente du CNC, dont le vice-président, Philippe Fontayne, a été élu président du Conseil international de l’ICCO.

Le leadership international de Madagascar dans la filière cacao se confirme avec la récente élection de Philippe Fontayne, vice-président du Conseil national du cacao (CNC), à la présidence du Conseil international de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) pour l’année cacaoyère 2026-2027.

Pour la ministre du Commerce et de la Consommation, Haingotiana Andriamadison, cette reconnaissance, qui place Madagascar au cœur de la gouvernance mondiale de la filière, est une occasion de plus de donner au cacao malgache la place qu’il mérite dans le développement socioéconomique du pays.

Efforts engagés

Pour la ministre, l’objectif principal est de faire en sorte que cette visibilité internationale profite davantage aux producteurs. « Cette élection confirme la reconnaissance dont bénéficie le cacao malgache sur les marchés internationaux. Madagascar est notamment reconnue pour son cacao 100% fin », a-t-elle rappelé, lors d’une interview donnée à l’occasion de la célébration de la Journée internationale du café et du cacao. Elle a également souligné les efforts engagés par le CNC pour développer la filière. La ministre a aussi insisté sur la nécessité de défendre en priorité les intérêts des paysans producteurs, qu’elle considère comme étant à la base de la renommée internationale du cacao malgache. C’est d’ailleurs dans cette perspective que le gouvernement prépare une politique nationale du cacao, conformément aux orientations présidentielles visant à promouvoir la filière et à renforcer la protection des intérêts des producteurs.

Filière d’exception

Philippe Fontayne, le nouveau président de l’ICCO, décrit pour sa part le cacao malgache comme une « filière d’exception », grâce à la qualité particulière du produit. Il a également souligné l’importance de l’adhésion de Madagascar à l’Accord international sur le cacao de 2026. « Cette adhésion, qui a été récemment signée par le Premier ministre, permettra au pays de poursuivre, d’une manière encore plus efficace, la promotion de la filière cacao », a-t-il précisé. Quant à Grégory Rabeson, secrétaire exécutif du CNC, il a évoqué le paradoxe de la filière malgache, qui se résume en une seule phrase : « petite production, mais grande qualité ». En effet, le cacao malgache ne se distingue pas par ses volumes, mais par son positionnement qualitatif. Une caractéristique qui constitue un atout pour cibler les marchés spécialisés, les chocolatiers et les acheteurs à la recherche de profils de cacao spécifiques.

Sept grands chantiers

Pour en revenir à la présidence de l’ICCO, le CNC entend aussi l’utiliser pour développer les contacts avec les chocolatiers et les acheteurs spécialisés, et rechercher de nouveaux partenariats techniques et financiers. Sept grands chantiers ont été identifiés pour accompagner cette dynamique : une meilleure défense des intérêts et de la rémunération des producteurs, la promotion internationale du cacao malgache, le développement de partenariats, la modernisation de la production, la qualité, la recherche et la traçabilité, mais aussi l’adaptation au changement climatique. Le CNC mise également sur la transformation locale afin d’attirer davantage d’investissements, de créer des emplois et de conserver une plus grande part de la valeur ajoutée à Madagascar. L’amélioration de l’information sur les marchés et les fluctuations des cours figure également parmi les priorités.

R.Edmond.

Filière café : Un financement de 150 millions USD pour relancer la chaîne de valeur

0

Le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire ambitionne de relancer la filière café à travers la mise en œuvre d’un programme national de relance et de compétitivité couvrant une période de 2026 à 2029. Pour ce faire, un financement indicatif de 150 millions USD doit être mobilisé avec l’appui conjoint du projet FOLUR, du programme DEFIS et du projet PIC. Ce programme national vise notamment à développer 45 000 hectares de plantations de caféiers tout en soutenant 90 000 producteurs dans sa première phase, étalée sur une période de 2027 à 2031. Une production annuelle de 46 800 tonnes de café est ainsi attendue, avant d’atteindre à terme l’objectif global de 100 000 tonnes par an sur l’ensemble du territoire national. C’est ce qui ressort de l’atelier national de consultation des acteurs locaux, organisé dernièrement en partenariat avec des institutions de recherche.

Priorité

Il est à rappeler que la filière café a connu un déclin durant la dernière décennie en raison de la dégénérescence des plantations, d’un sous-investissement continu, de la désorganisation de la chaîne de valeur, d’une qualité irrégulière, d’un accès limité au financement et des crises sur le marché. Désormais, de nouvelles opportunités se profilent sur le marché mondial, qui rémunère avant tout la constance et la qualité de l’offre. L’enjeu pour Madagascar réside dans sa capacité à proposer une origine fiable, traçable et différenciée. La promotion de la consommation locale de café constitue également une priorité pour le ministère de tutelle.

Navalona R.