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dimanche, octobre 11, 2026
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Employabilité et entrepreneuriat : Formation gratuite de plus de 3 000 jeunes par l’ODC

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Employabilité et entrepreneuriat

Plus de 3 000 jeunes formés gratuitement par l’Orange Digital Center

À travers ses trois implantations d’Antananarivo, Fianarantsoa et Antsiranana, l’Orange Digital Center (ODC) a dispensé des formations gratuites au profit de plus de 3 000 jeunes. Les programmes proposés couvrent des domaines clés tels que le développement web, l’analyse de données, l’intelligence artificielle, le marketing digital, la cybersécurité, le no-code, la fabrication numérique, la maîtrise des outils professionnels, les compétences comportementales ainsi que l’entrepreneuriat.

Ces parcours s’adressent prioritairement aux jeunes qui n’ont pas pu poursuivre leurs études faute de moyens, aux demandeurs d’emploi ainsi qu’aux porteurs de projet. L’objectif principal est de renforcer leurs compétences afin d’insérer plus facilement ces jeunes sur le marché du travail, de favoriser leur reconversion professionnelle ou de les aider à concrétiser leur projet d’entreprise.

Révéler leur potentiel. En plus des enseignements dispensés, les apprenants ont accès à des opportunités de stages, d’emplois et de concours nationaux et internationaux. Le mois dernier, 35 jeunes débutants ont participé à la formation pratique « Bidouille informatique ». À cette occasion, ils ont appris à diagnostiquer, démonter et réparer eux-mêmes une dizaine d’ordinateurs portables et de bureau. Chaque semaine, l’ODC organise des formations et des événements gratuits destinés à aider les jeunes à révéler leur potentiel et à reprendre confiance en eux, afin qu’ils deviennent pleinement acteurs de leur avenir professionnel et entrepreneurial. Cela permettra de favoriser leur employabilité ou de développer leurs compétences en entrepreneuriat.

Navalona R.

Secteur de l’élevage : Mobilisation de financements de 400 millions USD

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L’élevage occupe une place importante dans l’économie rurale et dans les moyens de subsistance de nombreux ménages. Le ministère de l’Élevage entame une modernisation de ce secteur en vue de renforcer la productivité et d’améliorer les revenus des éleveurs, tout en créant de nouvelles opportunités économiques et en contribuant à la souveraineté alimentaire du pays. « Une mobilisation de financements publics et privés de l’ordre de 400 millions USD, servant à mettre en œuvre la feuille de route d’investissement de 2026 à 2030, s’avère nécessaire pour accélérer cette transformation du secteur via la réalisation du plan directeur du secteur de l’élevage à Madagascar », a déclaré le ministre de tutelle, le Dr Riana Nantenaina Randrianomenjanahary, lors de l’ouverture de la table ronde de haut niveau consacrée au financement de la transformation du secteur de l’élevage à Madagascar, hier, à l’hôtel Carlton.

Expertises techniques. Cette feuille de route identifie les investissements prioritaires dans les principales chaînes de valeur, telles que les filières bovine et laitière, les petits ruminants, l’aviculture et l’élevage porcin. L’International Livestock Research Institute (ILRI) et la FAO, quant à eux, apportent leurs expertises techniques permettant, entre autres, de renforcer la santé animale, l’amélioration génétique des races, ainsi que l’alimentation des cheptels. L’accompagnement financier du pays n’est pas en reste pour faciliter la mobilisation de ces ressources, qui devront être des financements non remboursables. Pour la Banque mondiale, l’institution soutient le secteur de l’élevage via le projet FSRP, contribuant à la valorisation des chaînes de valeur. Assurer un développement durable et inclusif reste le leitmotiv de toutes les parties prenantes.

Navalona R.

AIIB : Le numérique, nouvelle infrastructure de la résilience économique

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11e assemblée annuelle de l’AIIB, cette semaine à Doha, Qatar.
11e assemblée annuelle de l’AIIB, cette semaine à Doha, Qatar.

La transformation numérique s’impose comme un pilier de la résilience économique. À Doha, l’AIIB a réuni des experts publics et privés autour des infrastructures numériques, en présence de la délégation malgache conduite par Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé.

« Digital Public Infrastructure as an Enabler for Resilient Economies ». Tel est l’intitulé du panel qui a mis en lumière le rôle croissant des infrastructures publiques numériques dans l’accès aux services, aux paiements et au financement. C’était dans le cadre de l’assemblée annuelle de l’AIIB (Asian Infrastructure Investment Bank), qui s’est tenue cette semaine à Doha, au Qatar. Ajay Pandey, vice-président Investment Solutions de l’AIIB, Ngoc Canh Nguyen, vice-gouverneur de la Banque d’État du Vietnam, Ana Nakashidze, CEO d’AzerTelecom et de CASSILink, ainsi que Pramod Varma, fondateur et Chief Architect de Networks for Humanity, ont partagé leurs expériences. Les échanges ont insisté sur la nécessité de bâtir des systèmes interopérables, sécurisés et inclusifs, articulant identité numérique, paiements, données fiables et connectivité. L’expérience vietnamienne a notamment montré que ces outils peuvent réduire l’asymétrie d’information entre les banques et les clients, notamment pour les agriculteurs, les ménages et les PME. Les intervenants ont toutefois rappelé qu’un meilleur accès aux données ne conduit pas automatiquement à davantage de crédit : la qualité des informations, la protection des usagers et le respect des règles prudentielles restent déterminants.

Mobilisation des investisseurs. La question de la résilience des réseaux et du financement a occupé une place centrale. Ana Nakashidze a souligné qu’une infrastructure numérique ne repose pas sur la multiplication des câbles ou des serveurs, mais sur la diversification des connexions, des fournisseurs, des technologies et des cadres réglementaires. Le panel a relevé qu’un projet stratégique n’est pas forcément attractif pour le secteur privé. Pour mobiliser les investisseurs, la demande doit être visible, les risques répartis et le cadre réglementaire prévisible. Dans cette perspective, l’AIIB et les banques multilatérales peuvent jouer un rôle de catalyseur en accompagnant la préparation des projets, en partageant les pratiques et en contribuant à réduire les risques. Présente à ces échanges, la délégation a pu suivre des expériences liées aux enjeux de transformation numérique, d’inclusion financière et de modernisation des services publics, appelés à prendre de l’importance dans les politiques de développement.

Antsa R.

FEC – FRD : Le FMI débloque 155 millions de dollars, mais insiste sur la vérité des prix du carburant

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Point de presse du FMI sur la FEC et la FRD, hier
Point de presse du FMI sur la FEC et la FRD, hier

Bonne nouvelle pour les finances publiques. Le FMI a achevé, avant-hier, les troisième et quatrième revues combinées des programmes de Madagascar soutenus par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

Sur ces deux financements, le premier concerne la FEC à hauteur de 73,32 millions de DTS, soit environ 100 millions de dollars, et le second, au titre de la FRD, pour un montant de 40,732 millions de DTS, soit environ 55 millions de dollars.

Globalement satisfaisante

Une bouffée d’oxygène pour l’économie puisque, derrière cette décision du Conseil d’administration, se trouvent des financements d’un total de 155 millions de dollars, mais également, et surtout, la possibilité pour le pays de poursuivre les programmes de réformes pour le développement. Ce déblocage résulte notamment des discussions techniques menées par l’équipe du ministre de l’Économie et des Finances, Dr Ramiarison Herinjatovo Aimé. Des discussions qui ont abouti à un programme convaincant pour le FMI.

Dans son communiqué, le Fonds indique notamment que la mise en œuvre de la FEC est jugée globalement satisfaisante. Et ce, malgré un contexte économique et politique jugé particulièrement vulnérable. « Madagascar traverse une transition politique, après les manifestations liées notamment aux problèmes persistants d’électricité et d’approvisionnement en eau », cite-t-il, entre autres problèmes rencontrés par le pays : les conséquences des cyclones tropicaux survenus cette année ; la hausse des cours mondiaux du pétrole ; les effets indirects de la guerre au Moyen-Orient ; et les dégâts subis par le secteur minier.

Des difficultés qui n’ont pas empêché le gouvernement de présenter des programmes convaincants. Durant un point de presse tenu, hier, au siège du FMI à Anosy, Constant Lokeng, le chef de mission pour Madagascar, a tenu à préciser que les financements accordés par le FMI sont issus des programmes du gouvernement et non pas ceux du Fonds.

La subvention profite aux riches

Des programmes qui ne seront, pour autant, pas faciles à mener puisque le gouvernement va devoir prendre des mesures qui ne seront forcément pas populaires. Pour ne citer, entre autres, que le retour complet à l’ajustement automatique des prix à la pompe des carburants à partir de janvier 2027.

Sur ce point, Constant Lokeng a expliqué que cette mesure est essentiellement destinée à protéger les finances publiques contre les effets néfastes de la subvention des carburants. « La subvention profite surtout aux riches », a-t-il déclaré, en ajoutant qu’il est plus juste d’utiliser les fonds publics pour les secteurs vitaux comme la santé, l’éducation ou encore la sécurité.

En somme, le FMI recommande d’éviter que les fluctuations des cours internationaux du pétrole ne créent des risques budgétaires importants, et de réorienter les ressources publiques rares vers l’éducation, la santé et la protection sociale. Le FMI estime également que Madagascar doit intensifier ses efforts de mobilisation des recettes intérieures et renforcer la gestion des finances publiques.

Sur ce point, Constant Lokeng a reconnu les efforts menés par le ministère de l’Économie et des Finances, notamment à travers la lutte contre les fraudes fiscales et douanières. Notons que, dans ce programme, le FMI table sur une croissance de 3,8 % en 2026, contre 3,1 % en 2025. Pour 2027, la projection est de 4,5 %. Une tendance réelle vers la croissance pour les années à venir.

R.Edmond

Enseignement supérieur : L’ISPM mise sur la recherche avec plus de 200 travaux publiés par an

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Les étudiants produisent plus de 200 travaux et résultats de recherche par an
Les étudiants produisent plus de 200 travaux et résultats de recherche par an

Au-delà de l’apprentissage théorique, la recherche universitaire s’impose aujourd’hui comme un levier fondamental pour stimuler l’esprit critique des jeunes et façonner des citoyens dotés d’un état d’esprit constructif. C’est dans cette dynamique d’excellence que s’inscrit l’Institut supérieur polytechnique de Madagascar (ISPM), où l’innovation scientifique et le savoir-faire pratique avancent de concert. Chaque année, sous l’encadrement rigoureux du corps professoral et des enseignants-chercheurs, l’établissement et ses étudiants produisent plus de 200 travaux et résultats de recherche. Une performance remarquable qui témoigne du dynamisme intellectuel de la communauté estudiantine et de sa contribution au développement scientifique national.

Expériences. En intégrant activement la recherche tout au long de leur cursus, les étudiants-chercheurs constituent le véritable moteur de leur propre apprentissage. Cette méthodologie immersive leur permet d’acquérir une expertise solide et un savoir-faire complet. Ainsi, chaque année passée au sein de l’ISPM équivaut véritablement à une année d’expérience professionnelle supplémentaire, accumulée dans leur domaine de spécialisation. Une plus-value inestimable pour leur future insertion sur le marché du travail. Afin d’offrir cette opportunité aux nouveaux bacheliers et de former la future élite de chercheurs et de professionnels qualifiés, les inscriptions pour l’accès en première année (L1) restent ouvertes au sein de l’établissement.

Narindra Rakotobe

Climat : Le risque de chaleurs exceptionnelles multiplié par plus de cinq

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Madagascar s’achemine vers une saison des pluies contrastée, avec une partie Sud-Ouest qui pourrait manquer de précipitations, tandis que d’autres parties du pays devraient connaître des conditions plus humides. Outre les précipitations, le risque de températures exceptionnellement élevées est multiplié par plus de cinq.

La chaleur pourrait être l’un des faits marquants de la saison 2026-2027. La déclaration du quinzième Forum de prévision climatique pour le Sud-Ouest de l’océan Indien (SWIOCOF-15), tenu en septembre aux Seychelles, prévoit des « températures supérieures à la normale durant les périodes octobre-décembre 2026 et janvier-mars 2027 ». Plus significatif encore, le risque d’enregistrer des températures exceptionnellement supérieures à la normale est « plus de cinq fois supérieur à la normale dans la région ». Des records pourraient ainsi être battus et la situation serait susceptible d’accentuer les besoins en eau et le stress hydrique, notamment lorsque la chaleur se combine à un déficit de pluie.

Deux. La lecture de la déclaration en question fait savoir que Madagascar ne devrait pas connaître les mêmes conditions d’une région à l’autre. D’octobre à décembre, les scientifiques prévoient des précipitations inférieures à la normale dans le Sud-Ouest et normales à inférieures dans le Sud-Est. Le Nord devrait, quant à lui, rester proche de la normale. À l’inverse, la partie Est et le Nord-Ouest présentent davantage de probabilités de recevoir des pluies normales à supérieures à la normale. Entre janvier et mars 2027, le Nord et l’Est conserveraient cette tendance plus humide, tandis que l’Ouest devrait connaître des conditions normales à déficitaires. Cette géographie rappelle que le phénomène El Niño ne signifie pas du tout « une sécheresse généralisée à Madagascar ». Le principal enjeu sera plutôt la coexistence de risques différents entre manque d’eau et stress agricole dans certaines zones, et pluies plus abondantes dans d’autres, sur fond de températures élevées. Le SWIOCOF-15 souligne toutefois le caractère probabiliste de ces perspectives saisonnières. Leur évolution devra être suivie à travers les prévisions et observations nationales au cours des prochains mois.

José Belalahy

Betroka et massif de l’Andriry : Des avancées notables en matière de sécurité, de développement et de cohésion sociale

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Zones longtemps confrontées à des problèmes d’insécurité et d’enclavement, ainsi qu’à des défis économiques et sociaux, le district de Betroka, dans la région Anôsy, et le massif d’Andriry, chaîne montagneuse isolée dans le Sud de Madagascar, longtemps considérée comme une zone rouge et un refuge pour les « malaso », affichent aujourd’hui une dynamique progressive de stabilisation et de développement.

Des progrès notables ont été enregistrés ces dernières années dans cette zone du Sud de Madagascar réputée pour ses faits d’insécurité et sa situation d’isolement. La mise en œuvre de plusieurs projets visant à désenclaver la zone et à accompagner les communautés, a permis de percevoir des changements majeurs en matière de sécurité et de cohésion sociale. En font partie les projets financés par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la Paix (PBF) suivant plusieurs priorités stratégiques. La Journée internationale de la paix (21 septembre) était une occasion pour célébrer ces avancées. Une visite conjointe du Premier ministre, de la délégation du système des Nations Unies et des représentants des partenaires internationaux, a eu lieu à Betroka à cette occasion dans l’objectif de constater les progrès réalisés sur le terrain dans le cadre du portefeuille financé par le PBF à Madagascar.

Résultats concrets

Il faut savoir que le PBF accompagne Madagascar depuis maintenant dix ans en matière de prévention des conflits, de cohésion sociale et de paix. 52 millions USD, soit environ 227 milliards d’ariary ont été mobilisés au cours de cette période, pour soutenir des programmes mis en œuvre avec les agences des Nations Unies, la société civile et les autorités malgaches.

Ainsi, au cours des dix dernières années, les interventions menées dans le Sud ont contribué, d’une part, à renforcer les mécanismes de prévention et de règlement des conflits, et d’autre part, à favoriser la participation des jeunes et des femmes aux espaces locaux de concertation, à soutenir les activités économiques, et à faciliter l’accès aux services de l’Etat. Parmi les réalisations ainsi obtenues figurent les 3 100 affaires traitées par les cliniques juridiques dans le Sud, permettant à de nombreux habitants d’accéder pour la première fois à des mécanismes d’information et d’accompagnement juridique ; la présence dans 13 régions d’un réseau de jeunes observateurs de l’Observatoire national des droits humains (ONDH); ou encore la formation de plus de 4 100 leaders universitaires au dialogue et à la gestion des conflits.   

Andriry Milamy

Pour la zone du massif de l’Andriry en particulier, elle bénéficie depuis 2024 du projet «Renforcement d’une paix inclusive et durable dans le massif de l’Andriry » (projet Andriry Milamy) mis en œuvre par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM). Le projet consolide les acquis des interventions précédentes et étend les actions de proximité aux communautés situées à l’intérieur du massif, dans les régions d’Anôsy, d’Androy, d’Ihorombe et d’Atsimo Atsinanana. Il intervient notamment en faveur de la cohésion sociale, du désenclavement des communautés, de la gouvernance locale inclusive, et de l’accès aux services publics et aux opportunités socio-économiques. Une attention particulière est accordée aux jeunes et aux femmes afin de renforcer leur participation aux mécanismes locaux de gouvernance, de prévention des conflits et de développement.

De « malaso » à sensibilisateur

L’insertion socio-économique des jeunes constitue également un levier important de prévention durable des tensions et de construction de nouvelles perspectives.

Le parcours d’Innocent, un jeune de la commune de Bekorobo et non moins ancien « malaso » illustre le changement porté par cette dynamique. « Actuellement, je sensibilise aussi les autres jeunes malaso. J’ai déjà réussi à convaincre plusieurs d’entre eux d’arrêter cette activité. Beaucoup se sont tournés, comme moi, vers l’élevage et l’agriculture. Je leur transmets les connaissances acquises lors des formations dont j’ai bénéficié. Je veux transmettre un message d’espoir. Je veux que les jeunes sachent qu’il est toujours possible de changer et de construire une nouvelle vie », témoigne-t-il.

Dans la mise en œuvre de ces divers projets, des résultats ont été constatés et des enseignement ont été tirés. Il s’agit dorénavant de pérenniser les acquis, de capitaliser les expériences et de renforcer leur appropriation par les institutions et les communautés, afin que les dynamiques engagées puissent se poursuivre au-delà des cycles de projets et de financement.

Hanitra R.

Ambohimanga Rova : « Famadihana » d’un général français d’origine malgache

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Dora Liliane Rabalison, fille du général William Rabalison
Dora Liliane Rabalison, fille du général William Rabalison

Une cérémonie d’exhumation, « famadihana » ou retournement des morts, sera organisée demain à Ambohimanga Rova par la présidente de FRAMADON (France Madagascar Donation), Dora Liliane Rabalison, et son frère Willy Rabalison, tous deux fils du regretté général français William Rabalison. Né à Antsiranana en 1924, ce dernier avait évolué au sein de l’armée française tout au long de sa carrière. Mort en 1991, il est enterré, à sa demande, dans le caveau familial d’Ambohimanga Rova. Ainsi, le rendez-vous de samedi revêtira une dimension spéciale pour la famille et pour la nation tout entière. De nombreux invités grossiront les rangs des membres de la famille. La presse répondra aussi présente à ce rendez-vous du week-end. Des élus, comme le maire d’Ambohimanga, et certainement des parlementaires, ainsi que des « ray aman-dreny » de l’Avaradrano. Rappelons que la présidente de FRAMADON a déjà occupé de prestigieux postes de conseillère municipale et de conseillère provinciale à Antananarivo. Elle remettra une photocopieuse flambant neuve à la mairie d’Ambohimanga Rova avant son retour, le mois prochain, en terre hexagonale.

Narindra Rakotobe

éLutte contre la corruption : Création du Haut Commissariat de la Jeunesse

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HCJ-ECLC. La création du Haut Commissariat de la Jeunesse en charge de l’Engagement citoyen et de la Lutte contre la corruption (HCJ-ECLC) a également été décidée en Conseil des ministres. Cette nouvelle structure, rattachée à la Présidence de la Refondation de la République, sera chargée des questions liées à l’engagement citoyen et à la lutte contre la corruption auprès des jeunes. Au titre du ministère des Transports et de celui de l’Économie et des Finances, le Conseil a donné son feu vert à l’acquisition en leasing d’un Boeing 737-700 destiné à Madagascar Airlines.

Ambassade. En matière de diplomatie, l’ouverture d’une ambassade de Madagascar au Caire, en Égypte, a également été approuvée. De même, la route reliant Masay à Ambodivona a été déclarée d’utilité publique. Cette décision permettra de procéder aux libérations d’emprises nécessaires aux travaux. Le projet vise à améliorer la circulation dans cette partie de la capitale.

Volobe amont. Dans le secteur énergétique, le transfert d’un transformateur de 25 MVA de la station de Tana Sud vers la centrale hydraulique de Mandraka a été autorisé. Approbation également de la reprise des démarches relatives à l’extension des garanties financières accordées à la Jirama. Le Conseil des ministres a aussi donné son aval au protocole d’accord relatif au projet hydroélectrique Volobe amont.

El Niño. Au titre du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, le Conseil a adopté une communication relative au plan de préparation et de riposte face au phénomène El Niño. Pour sa part, le ministère de la Justice a obtenu l’autorisation de procéder à des marchés de gré à gré pour la confection et la sécurisation des actes civils et des documents d’examens judiciaires. Enfin, le Conseil des ministres a procédé à l’abrogation du décret portant nomination du préfet de Maevatanàna.

Nadia R.

Conseil supérieur de la magistrature : L’élection des nouveaux membres reportée sine die

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Bureau du Conseil supérieur de la magistrature à Tsaralalàna
Bureau du Conseil supérieur de la magistrature à Tsaralalàna

Les magistrats seront appelés aux urnes pour désigner leurs nouveaux représentants auprès du Conseil supérieur de la magistrature. La date est attendue.

L’élection des nouveaux membres du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), initialement prévue le 23 octobre prochain, est reportée sine die. Aucune nouvelle date n’a encore été fixée. Cette décision, annoncée aux magistrats par le secrétaire général du CSM, Marcellin Zafimihary, intervient à quelques semaines de la fin du mandat des membres actuellement en fonction, prévue en décembre 2026. Le scrutin n’aura finalement pas lieu à la date annoncée. Dans une lettre adressée aux magistrats, le secrétaire général du CSM invoque des circonstances « indépendantes de la volonté » de l’institution pour justifier ce report. « Ce report est rendu nécessaire pour des raisons indépendantes de la volonté du Conseil supérieur de la magistrature », précise la missive.

Pour l’heure, aucun nouveau calendrier électoral n’est communiqué. Le secrétariat général assure toutefois que « la nouvelle date de tenue de ladite élection sera communiquée dans les meilleurs délais ». Cette décision intervient dans un contexte de renouvellement imminent de l’instance chargée de veiller à l’administration de la carrière des magistrats. Élus pour un mandat de trois ans, les membres actuels doivent achever leur mission en décembre prochain. Leur dernière élection remonte au 20 octobre 2023.

Président de la République. Composé de 21 membres, le CSM compte 14 magistrats élus par leurs pairs, représentant les différentes juridictions. À ces derniers s’ajoutent quatre membres de droit, en l’occurrence le président de la République, qui préside le Conseil, le ministre en charge de la Justice, son vice-président, le premier président de la Cour suprême et le procureur général près cette haute juridiction. Les trois autres sièges sont occupés par deux enseignants-chercheurs en droit et un représentant de la société civile.

Au cœur du fonctionnement de l’institution judiciaire, le CSM joue un rôle déterminant dans la sauvegarde de l’indépendance de la magistrature. Conformément à la Constitution, il intervient notamment dans la gestion de la carrière des magistrats, à travers les nominations et les avancements, ainsi que dans l’exercice du pouvoir disciplinaire. Il veille également au respect de l’éthique et de la déontologie judiciaires. Le report du scrutin laisse ainsi en suspens le renouvellement de cette instance stratégique, alors que le mandat de ses membres approche de son terme.

Rija R.